Rentrée parlementaire : Christelle Vuanga vient en colère avec une épée de Damoclès de 5 à 10 ans de prison contre les diffuseurs des images intimes

La session parlementaire qui s’ouvre ce mardi 15 septembre 2026 ne sera pas exclusivement budgétaire comme à l’accoutumée. Parmi les matières d’exception qui interviendront, devra figurer la proposition de loi modifiant et complétant le Code pénal congolais et le Code du numérique, afin de renforcer la protection des personnes victimes de la diffusion de contenus intimes sans leur consentement.

L’initiatrice de cette proposition n’est autre que la députée nationale et élue de Kinshasa-Funa, Christelle Vuanga Mukongo. Elle l’a annoncé sur sa page Facebook.

« Je proposerai notamment des peines allant de 5 à 10 ans d’emprisonnement, assorties d’amendes, avec des sanctions plus lourdes lorsque les faits sont accompagnés de chantage, d’humiliation, de harcèlement, concernent un mineur ou sont commis à grande échelle », prévient la députée qui fait remarquer qu’« une vidéo intime envoyée en privé ne devient pas un bien public », en nuançant que « le consentement à être filmé n’est pas un consentement à être exposé ».

La présidente du Réseau des parlementaires pour les droits sexuels et reproductifs fustige le fait qu’aujourd’hui, les réseaux sociaux permettent qu’une vidéo publiée en quelques secondes soit capable de détruire une réputation, une famille, une carrière jusqu’à atteindre profondément la dignité d’une personne.

« Plusieurs pays ont déjà adapté leur législation pour lutter contre la diffusion non consentie d’images intimes. La RDC doit également adapter son arsenal juridique aux réalités du numérique. Je veux que notre législation protège clairement l’intimité, la dignité et la vie privée, tout en responsabilisant ceux qui produisent, publient, partagent ou rediffusent ces contenus sans consentement », écrit-elle sur sa page Facebook.

« Notre intimité n’est pas un contenu à partager. Notre dignité n’est pas négociable », tonne la députée Christelle Vuanga, martelant qu’il faut combattre les violences qui se propagent derrière nos écrans.

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