Dialogue national en RDC : Le président Tshisekedi sur les traces du maréchal Mobutu

Par le citoyen Ntumba wa Mukendi Nshimba.

Pourquoi affirmons-nous que le président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo est aujourd’hui « sur les traces du Maréchal Mobutu Sese Seko » ?

Le rapprochement que nous établissons n’est ni partisan ni idéologique. Il repose sur une conception commune de la Nation et de l’État, celle de deux dirigeants qui se veulent nationalistes, hommes d’État, profondément attachés à la souveraineté nationale, à l’unité du pays, à la primauté de l’État et à l’amour de la patrie.

Cette proximité se manifeste également dans la méthode.

En 1990, avant son discours historique du 24 avril, le Maréchal Mobutu avait fait organiser de vastes Consultations populaires à travers le Zaïre. Cette opération fut conduite par monsieur Édouard Mokolo wa Mpombo, chargé de recueillir la parole des populations et les mémorandums issus de ces consultations. Cette démarche constitua une étape majeure du processus politique qui conduisit ensuite à la Conférence nationale souveraine.

Aujourd’hui, le président Tshisekedi reprend à son tour une démarche fondée sur la consultation préalable de la Nation. Les provinces, les forces vives, les institutions, les autorités coutumières, les confessions religieuses, la société civile et la diaspora congolaise sont appelées à participer à ce processus.

L’histoire politique congolaise présente ici une continuité singulière.

Étienne Tshisekedi wa Mulumba, père de l’actuel président, fut l’un des fondateurs du MPR avant de devenir l’un des principaux adversaires politiques du Maréchal Mobutu. Pourtant, près de quatre décennies plus tard, son fils engage une démarche qui rejoint, sur certains fondamentaux, une conception de l’État portée par Mobutu, le primat de la Nation, la défense de la souveraineté, l’autorité de l’État et la nécessité de consulter le peuple avant les grandes décisions historiques.

C’est donc en tant que nationalistes et hommes d’État, attachés à la République et à la patrie, que nous rapprochons Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo et le Maréchal Mobutu Sese Seko.

L’histoire doit nous enseigner à aller plus loin que les expériences précédentes. Les consultations populaires de 1990 avaient ouvert la voie à la Conférence nationale souveraine, celle-ci, malgré son importance historique, n’a pas permis d’achever la refondation de l’État.

Le dialogue national annoncé aujourd’hui doit donc être l’occasion de reprendre cette œuvre inachevée et de corriger les erreurs du passé.

Nous proposons que ces assises soient élevées au rang d’« ÉTATS GÉNÉRAUX POUR LA REFONDATION DE LA NATION ».

Nous soutenons la démarche du Chef de l’État et nous nous tenons prêts à y prendre une part active, avec une ligne claire, aucune prime à la rébellion armée, respect de la mémoire de nos morts, lutte contre l’impunité et restauration pleine et entière de la souveraineté nationale.

La Nation congolaise ne doit plus seulement dialoguer. Elle doit désormais se refonder.

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