Agents fictifs au RASCOM : Me José Mpanda sollicite l’expertise de l’IGF

« …Je tiens à vous informer qu’il prévaut une situation délétère de statut d’un bon nombre d’agents de RASCOM-RDC, dont certains payés par le trésor public, vivent en dehors du pays, d’autres sans acte d’engagement régulier et d’autres encore détenteurs des numéros matricules de la Fonction publique, les plaçant ainsi dans l’incompatibilité administrative car, cette structure n’émarge nullement de la Fonction publique », peut-on lire dans la correspondance du ministre des Postes et télécommunications, Me José Mpanda Kabangu, en accusé de réception de la copie lui réservée par l’Inspecteur général des finances chef de service mieux spécifiée adressée au collectif des agents de RASCOM-RDC.

En effet, ces « agents » de l’Organisation Régionale Africaine de Communication par Satellite, dont la majorité sont des faussaires et fictifs, se sont plaints d’être mis injustement en chômage par le ministre Mpanda, pour les remplacer par les militants de son parti.  

Face à cette manipulation de ces faussaires et fictifs tendant à désorienter l’opinion publique et salir malencontreusement son image, le ministre des Postes et télécommunications a décidé de recourir à l’expertise de l’IGF.

« …je sollicite, afin de garantir une totale transparence républicaine, l’expertise de votre service de bien vouloir accompagner cette structure de mon ministère, dans le contrôle du personnel, visant à extirper les fictifs et assainir, de ce fait, les finances publiques », écrit Me José Mpanda à l’IGF Christophe Bitasimwa.

Il faut ici signaler que RASCOM est une structure rattachée au cabinet du ministre des Postes et télécommunications comme le sont PIDEP, COPTAC et PORTAIL. De fait, RASCOM est sous l’autorité directe du ministre qui a le pouvoir de nommer et relever ses agents par Arrêté.

De ce fait, les agents RASCOM ne sont pas des fonctionnaires de l’Etat et n’ont pas de numéros matricules. Ils sont payés par le budget annexe.

S’agissant de plaignants, le contrôle physique organisé par le Secrétariat général des PTNTIC et le cabinet du ministre Mpanda a décelé que ce sont des personnes qui sont au RASCOM sans aucun acte nominatif de l’ancien ministre Augustin KIBASA, mais qui se retrouvaient là et étaient payées par le trésor public par des combines frauduleuses et mafieuses impliquant l’ancien coordonnateur du RASCOM, relevé de ses fonctions. D’autres plaignants ont été frappés par l’absentéisme prolongé au travail.

Parmi eux, il y a des avocats, des magistrats et même des personnes qui habitent depuis longtemps à l’étranger mais qui touchaient indûment, sans travailler, l’argent de l’Etat par fraude.

Un communiqué du ministère, publié en début du mois de juillet dernier, recommandait à ces plaignants qui veulent ternir inutilement et gratuitement l’image du ministre José Mpanda en tentant de politiser l’affaire, de déposer à la coordination du RASCOM les preuves d’acte nominatif (arrêté de son prédécesseur) et faire preuve d’exemption de sanction d’absentéisme.

En homme très intègre qui tient à remettre de l’ordre dans une structure où fraude et mafia avec beaucoup de ramifications ont ancré des racines, Me José Mpanda attend vivement que l’IGF y dépêche une équipe de contrôle.

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