Arrivé au ministère des Postes et télécommunications à la faveur d’une ordonnance présidentielle signée le 08 août 2025, Me José Mpanda Kabangu a totalisé, mercredi 12 août 2026, une année au gouvernement Suminwa 2.
A sa prise des fonctions, il diagnostique, après des séances des travail avec l’administration et les opérateurs des télécommunications, des défis par lui à relever. C’est notamment sortir la République démocratique du Congo de l’isolement international dans les instances de son secteur, améliorer les conditions de travail de l’administration, garantir un bon climat des affaires aux opérateurs des télécoms pour leur permettre d’améliorer la qualité des services offerts à la population.
A un mois et une semaine de travail, la RDC reprend son droit de prise de parole et de vote au sein de l’Union postale universelle, U.P.U en sigle, droit qu’elle avait perdu il y a plus de 34 ans à cause de non-paiement des cotisations. C’est grâce à son plaidoyer auprès du président de la République et du gouvernement que le paiement de ces arriérés a été effectué.
Un deuxième exploit sur l’échiquier international plus grand que le premier, c’est l’obtention, en octobre 2025 de l’accord du rapatriement, mieux du transfèrement à Kinshasa du siège de l’Union africaine des télécommunications, U.A.T en sigle, délocalisé à Nairobi au Kenya, après les pillages et autres actes de vandalisme survenus dans la capitale congolaise en 1992, soit 34 ans déjà. La 7ième conférence des Plénipotentiaires de l’UTA tenue à Abuja au Nigéria l’a ainsi validé le 23 juillet dernier. Le nouveau secrétaire élu de l’UAT, le Zambien Kezias Kazuba Mwale siégera dans la capitale congolaise à partir de janvier 2027.
L’U.A.T, la seule institution de l’Union africaine que la République démocratique du Congo abrite, a ses beaux bureaux déjà disponibles le long du Boulevard du 30 juin, au 6ième niveau de l’Immeuble Safi, à côté d’Ecobank en attendant la construction de son propre immeuble par le ministère des Postes et télécommunications. C’est un exploit inédit de Me José Mpanda Kabangu, ministre des Postes et télécommunications d’autant plus qu’en 34 ans, 17 ministres ont été à la tête de ce ministère, mais c’est lui qui parvient à ramener l’UAT à Kinshasa, son lieu statutaire, après avoir payé tous les arriérés et pénalités de plus de 1,4 millions USD. L’avantage est qu’avec ce rapatriement, la RDC a d’office un siège au Conseil d’administration de l’U.A.T.
Actuellement, Me José Mpanda Kabangu ambitionne voir la RDC siéger au Conseil d’administration du l’Union internationale des télécommunications, U.I.T en sigle pour le mandat 2027-2030. Il formalisera sa candidature en novembre prochain à Doha, au Qatar, lors de la conférence des plénipotentiaires.
L’U.I.T, institution spécialisée des Nations Unies pour le secteur des Télécommunications et des Technologies de l’Information et de la Communication, étant le cadre mondial où se définissent les politiques publiques, les normes et orientations relatives au spectre des fréquences, aux réseaux fixes et mobiles, aux satellites, aux interconnexions internationales, à la connectivité rurale et aux infrastructures de télécommunications, Me José Mpanda Kabangu guidée et motivée par la vision du président de la République Felix-Antoine Tshisekedi, celle d’une RDC connectée à l’horizon 2030 et Hub technologique au cœur de l’Afrique, estime que la RDC devrait objectivement siéger à son Conseil d’administration.
L’avantage dans cette démarche de Me José Mpanda Kabangu est que l’élection de la République démocratique du Congo au Conseil de l’U.I.T constituera un levier stratégique majeur pour accompagner la mobilisation d’environ 1,5 milliard de dollars américains prévus pour l’exercice « 2026 – 2030 » en faveur du développement des infrastructures de télécommunications, notamment la dorsale nationale en fibre optique, l’extension de la connectivité rurale, les centres de données, les infrastructures satellitaires, ainsi que les réseaux à très haut débit.
En tenant à la présence de la RDC dans les instances décisionnelles de l’U.P.U, l’U.A.T et l’U.I.T, Me José Mpanda Kabangu fait reprendre à son pays sa place dans le concert des nations dans le domaine qui est le sien : Postes et télécommunications.
Sur le plan national concernant son Administration, il a doté le Secrétariat général des PTNTIC ce, après 144 jours seulement dans le gouvernement, d’une dizaine de véhicules pimpant neufs dont 3 grands bus pour les agents et des jeeps pour le SG et les directeurs. Une première dans l’histoire de l’administration des PTNTIC depuis son existence, avaient avoué et témoigné tous les agents, surtout ceux ayant dépassé 30 ans voire 40 ans dans cette administration, lors de la cérémonie de remise de ces engins.
En faveur de ces agents et cadres du Secrétariat général des PTNTIC, Me José a signé un arrêté de la grille barémique adapté, un arrêté pour la réhabilitation de leur bâtiment et mis en place un nouveau cadre organique de l’administration des PT. Aussi, des promotions ont été données aux agents et cadres dans toute équité en suivant les critères d’ancienneté et de performance.
S’agissant du climat des affaires en faveur des opérateurs des télécoms, Me José Mpanda par arrêté, a résolu la problématique de l’insécurité juridique et judiciaire dont se plaignaient ces derniers, en signant un arrêté de conversion des titres des quatre opérateurs : Airtel, Vodacom, Orange et Africell.
Dans le souci de faire respecter l’article 40 de la Loi sur les télécoms, lequel accorde aux Congolais le droit de participer à la hauteur de 25% au capital social des sociétés des télécommunications, mais aussi aux travailleurs de ces sociétés une part de 5% au capital social, Me José a réduit de moitié avec effets rétroactifs, le moratoire de 10 ans qui avait été accordé aux opérateurs des télécoms.
Grâce aux recommandations des états généraux des Postes et télécommunications organisé par lui et tenus fin avril 2026, Me José Mpanda dispose d’une vraie boussole pour relever les défis majeurs de la bonne connectivité en vue de la meilleure offre des services des télécommunications. Il s’agit de la dotation de la RDC des infrastructures des télécommunications critiques de base. C’est notamment la pose d’au moins 54 mille kilomètres de fibre optique et la construction d’au moins 30 mille tours ou antennes, en vue de connecter les 145 territoires, réduire la fracture numérique, digitaliser la RDC à l’horizon 2030, agrandir l’assiette fiscale et de relancer la poste.
Pour la fibre optique, le travail se fait déjà avec le Programme de transformation numérique, PTN en sigle, financé par la Banque mondiale et l’Agence française de développement pour une réalisation de 10 mille kilomètres ; tandis que pour la construction des tours, le Fonds de développement du service universel, FDSU en sigle, structure du Ministère des Postes et télécommunications, est à pied d’œuvre sur fonds propres. Le go a été donné à la Cité sainte kimbanguiste de Nkamba au Kongo central, province retenue comme zone pilote de ce vaste projet d’au moins 3 mille tours dans sa première phase. Le 8 août dernier, le FDSU a signé des conventions de subvention avec les quatre opérateurs de téléphonie mobile. Chacun a eu des fonds pour construire au moins 10 antennes dans les zones périurbaines et rurales.
Il faut aussi, comme appui aux tours et à la fibre optique, l’acquisition par la République démocratique du Congo d’un satellite souverain. Déjà, des négociations sont en cours et se déroulent bien avec la firme chinoise China Unicom pour la construction de ce satellite.
Avec le président Fatshi Beton au pouvoir, Me José Mpanda croit fermement que la digitalisation de la RDC est possible d’ici l’horizon 2030.




