« Seul, on va plus vite ; ensemble, on va plus loin ». Cet adage illustre l’esprit du protocole d’accord de collaboration signé, ce vendredi 16 octobre 2026, entre l’Office de gestion du fret multimodal (OGEFREM) et la Fédération des entreprises du Congo (FEC).
Présenté comme inédit en 46 ans d’existence de l’OGEFREM, ce protocole d’accord entend renforcer le dialogue institutionnel, faciliter les échanges commerciaux et soutenir la compétitivité des opérateurs économiques. Une initiative qui ambitionne de donner un nouvel élan aux relations entre le secteur public et le secteur privé, au service du développement économique de la République démocratique du Congo.
Prenant la parole à cette occasion, le directeur général de l’OGEFREM, Olivier Tshibola Mukuma, a salué une étape majeure dans les relations entre les deux institutions. Il a présenté cet accord comme l’ouverture d’une nouvelle ère de coopération, fondée sur le dialogue permanent, la complémentarité des missions et la recherche de solutions concertées aux défis du secteur du fret multimodal.
Pour le patron de l’OGEFREM, cette signature traduit une volonté commune de rapprocher davantage les institutions publiques et les acteurs économiques, particulièrement sur les questions liées à la gestion du fret et au développement des infrastructures destinées à soutenir les activités des chargeurs.
Un partenariat au service du climat des affaires
Cette démarche s’inscrit, selon Olivier Tshibola Mukuma, dans la vision du président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, qui place le dialogue avec les forces économiques et l’amélioration du climat des affaires parmi les priorités nationales.
Dans un contexte où l’efficacité des chaînes logistiques et la fluidité des échanges commerciaux conditionnent la compétitivité des économies, la collaboration entre l’OGEFREM et la FEC apparaît comme un levier pour mieux répondre aux préoccupations des opérateurs économiques.
Le protocole d’accord entend ainsi instaurer un cadre de concertation régulier, dans le respect des attributions de chaque partie. L’objectif est notamment de prévenir les incompréhensions, de consolider la confiance institutionnelle et de favoriser une meilleure coordination dans la recherche de solutions aux difficultés rencontrées par les importateurs et les exportateurs.
Au-delà de son caractère institutionnel, cette initiative porte l’ambition de contribuer à un environnement économique plus favorable, dans lequel les entreprises peuvent exercer leurs activités avec davantage de prévisibilité et d’efficacité.
Infrastructures logistiques et partenariats public-privé en ligne de mire
L’OGEFREM réaffirme, par ailleurs, sa disponibilité à travailler étroitement avec la FEC et l’ensemble de ses membres afin d’apporter des réponses concrètes aux défis communs du secteur.
Dans cette perspective, le partenariat pourrait favoriser des initiatives relevant du partenariat public-privé (PPP), notamment pour le développement et la valorisation des plateformes logistiques. Ces infrastructures jouent un rôle important dans l’organisation des flux de marchandises et le renforcement de la compétitivité des corridors commerciaux.
Pour la RDC, dont les échanges commerciaux reposent sur plusieurs modes de transport, une meilleure articulation entre les acteurs publics et privés constitue un enjeu stratégique. La performance de la chaîne logistique influence directement les délais d’acheminement, les coûts supportés par les opérateurs et, plus largement, l’attractivité du pays pour les investissements.
La réussite de ce protocole dépendra donc de sa mise en œuvre effective et de sa capacité à produire des résultats mesurables sur le terrain.
Un tournant après 46 ans d’existence de l’OGEFREM
Le directeur général de l’OGEFREM a particulièrement insisté sur la portée historique de cette signature, qu’il a présentée comme un accord d’une ampleur inégalée en 46 ans d’existence de l’établissement.
Il a exprimé le souhait que cette nouvelle étape soit marquée par une coopération efficace, un engagement partagé et une compréhension mutuelle entre les deux institutions.
L’ambition affichée est claire : dépasser le cadre protocolaire pour instaurer une collaboration durable, capable de répondre aux attentes des opérateurs économiques et de contribuer à l’intérêt supérieur de la Nation.
Olivier Tshibola Mukuma a enfin formulé le vœu de voir la mise en œuvre de cet accord couronnée de succès, avec des retombées tangibles pour l’OGEFREM, la FEC et, surtout, les importateurs et exportateurs, quelle que soit la voie de transport empruntée par leurs cargaisons.
Reste désormais à traduire les engagements pris en actions concrètes. Car, en matière de développement économique, la valeur d’un partenariat ne se mesure pas uniquement à la solennité de sa signature, mais surtout aux résultats qu’il apporte aux entreprises et à l’économie nationale.



