RDC–USA : le partenariat stratégique doit maintenant devenir l’affaire de tous !

Par Gilbert MUHIKA/Analyste politique et Administrativiste. 

Le partenariat stratégique entre la République démocratique du Congo et les États-Unis entre dans une phase nouvelle : il ne devrait plus être considéré comme une affaire réservée aux gouvernements, aux diplomates ou aux grandes institutions.

C’est l’un des messages essentiels ressortis des échanges organisés autour de cette nouvelle relation entre Kinshasa et Washington. L’ambition est de transformer les engagements politiques conclus entre les deux États en opportunités concrètes pour les Congolais.

Trois grands axes se dégagent : les partenariats économiques, les investissements, le commerce et l’accès aux marchés ; le capital humain, à travers l’éducation, la recherche, les technologies, la santé et les réseaux professionnels ; enfin, les liens entre les peuples, notamment par la culture, le sport, les arts et les médias.

  • tv5monde+ scoop rdc 336 x 280px

Le message américain mérite particulièrement l’attention : pour qu’un partenariat stratégique soit durable, sa réussite ne peut dépendre uniquement de la volonté des deux gouvernements. Elle exige aussi l’implication du secteur privé, des universités, des chercheurs, des organisations de la société civile, des professionnels de santé, des médias, de la diaspora, des femmes et des jeunes.

Autrement dit, la diplomatie doit désormais descendre dans l’économie et dans la société.

Pour la RDC, l’enjeu est donc de ne pas rester spectatrice. Les entreprises congolaises doivent rechercher les partenariats et les marchés américains ; les universités doivent construire des coopérations scientifiques ; les jeunes entrepreneurs doivent identifier les opportunités technologiques et financières ; la diaspora doit jouer son rôle de passerelle ; les institutions publiques doivent, quant à elles, créer les mécanismes permettant de transformer les accords en projets, investissements, emplois et transferts de compétences.

Les personnalités américaines et congolaises qui contribuent à rapprocher les deux peuples méritent également d’être saluées, notamment celles qui œuvrent au Congrès, dans les États américains, dans la diaspora et dans les réseaux économiques et culturels en faveur de la paix, de la stabilité et du développement de la RDC.

Une nouvelle page semble donc s’ouvrir. Mais sa réussite dépendra d’une question très simple : que fera chaque acteur congolais de cette nouvelle ouverture ?

Car un partenariat stratégique ne produit pas automatiquement du développement. Il offre une porte. Il appartient maintenant aux Congolais de l’ouvrir, de l’occuper et d’en faire un véritable levier de transformation nationale.

À ne pas rater

À la une