Le mensonge court toujours très vite, mais il finit par être rattrapé et humilié par la vérité. C’est le cas de le dire des contre-vérités débitées et diffusées par les détracteurs de la société Plantations et huileries du Congo (PHC) au sujet du désengagement de l’État congolais de cette société où il détenait théoriquement 23,76% des parts du capital social. Ces derniers font croire à l’opinion que ces parts ont été tantôt vendues, tantôt bradées.
Mais au cours d’une conférence de presse tenue ce lundi 1er juin, la direction générale de la société PHC a déconstruit ce mensonge et remis la pendule à l’heure : l’État congolais s’est retiré volontairement de l’actionnariat à cause de son incapacité d’honorer en numéraire ses parts souscrites à la création de l’entreprise. Par ce retrait volontaire, il a ainsi évité une sortie forcée qui aurait pu résulter de l’application des dispositions pertinentes du droit OHADA.
Clairement ou simplement dit, à la création des PHC en 2002, nées sur les cendres de Plantations Lever au Zaïre (PLZ), l’Etat congolais qui avait souscrit au capital pour 23,76% des parts, représentant une somme d’au moins 85 millions USD, n’avait jamais versé ne serait-ce qu’un seul rond comme apport. Et malgré les appels et rappels depuis plus de 20 ans pour qu’il s’acquitte de ses obligations, l’Etat congolais n’a jamais bronché.
En 2025, PHC S.A., confrontée à des besoins de financement pour augmenter sa capacité d’usinage et moderniser son outil de production devenu obsolète, a sollicité ses actionnaires statutaires, dont l’État, afin d’apporter des capitaux frais et assurer la continuité de l’exploitation. Il a été demandé à l’État congolais d’apporter 20 millions USD, contre 70 millions USD pour les actionnaires majoritaires privés.
À cette occasion, l’État congolais a réitéré sa position de ne rien apporter, déclarant qu’il n’avait pas budgétisé une telle dépense et ne disposait d’aucune ligne de financement quant à ce. Face à cette situation, l’actionnaire majoritaire privé a, une fois de plus, assumé seul l’effort financier demandé par PHC. L’État congolais, actionnaire défaillant, a informé la société de son incapacité à mobiliser les fonds attendus et de sa décision de se désengager volontairement, au risque d’être exclu de manière forcée en application des dispositions du droit OHADA.
Selon la direction générale de PHC SA, prétendre qu’il y a eu bradage ou vente d’actions de l’État congolais, jamais libérées, relève de la contre-vérité du fait que, ni les 85 millions USD initiaux, ni les 20 millions supplémentaires n’ont jamais été libérés.
Conséquences néfastes de cette campagne de déstabilisation
Pour la direction générale de PHC, cette campagne d’intoxication et de déstabilisation menée par des tireurs des ficelles, est susceptible, non seulement de nuire à l’amélioration du climat des affaires promue par le président de la République et le gouvernement, mais aussi de compromettre la paix sociale qui prévaut depuis plusieurs décennies entre l’entreprise, ses travailleurs et les communautés rurales qui bénéficient des retombées économiques et sociales de ses investissements.
Non sans raison, la société PHC, fait savoir sa direction générale, paie annuellement des impôts et taxes évaluées en termes des millions USD. Elle emploie plus de 11 mille salariés sous contrat direct, dont plus de 90% vivent dans les zones rurales des provinces de la Mongala, de la Tshopo et de l’Equateur. A ces bénéficiaires directs, il faut ajouter les sous-traitants.
Au jour d’aujourd’hui, PHC dispose de 4 hôpitaux de référence, de 4 centres de santé et de 18 dispensaires gérés par les équipes médicales de la société. Elle a fait construire plus de 70 forages à l’intérieur comme à l’extérieur de ses sites en vue de pourvoir au besoin en eau potable des communautés locales. Soucieuse de l’investissement dans le capital humain, PHC a fait construire 17 écoles modernes de six classes incluant bancs et toilettes. En outre, PHC exécute un programme de développement communautaire durable à travers la création des projets au sein des communautés locales, et ambitionne de devenir un véritable incubateur de l’Agro-industrie au sein des zones de son influence en vue de participer à leur développement. Enfin, la société s’est engagée dans les objectifs environnementaux en ce qui concerne la protection des forêts et des zones à haute conservation. Ainsi, sur plus de 100 mille hectares que constituent ses concessions, 25% seulement sont exploités ; 75% restants sont constitués de forêts libres dont la société a le devoir de protéger, participant ainsi à la lutte contre le changement climatique.



