RDC : Doudou Fwamba via la Cellule de surveillance des jeux d’argent vise la modernisation et l’assainissement du secteur

Le secteur des jeux d’argent en République démocratique du Congo (RDC) est à un tournant décisif. Sous l’impulsion du ministre des Finances Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, le coordonnateur de la Cellule de surveillance des jeux d’argent, Dieudonné Ntumba, a présidé une réunion avec les opérateurs du secteur au Centre financier de Kinshasa. Cette rencontre marque le début d’une série d’activités visant à moderniser et structurer ce secteur en pleine croissance.

Lors de son discours d’ouverture, Dieudonné Ntumba a souligné l’importance d’une collaboration entre l’État et les opérateurs pour assurer une concurrence saine et prévenir la criminalité financière.

« Le rôle de l’État n’est pas d’empêcher les activités économiques, mais de les encadrer », a-t-il déclaré avant de préciser que ceette réunion s’inscrit dans la vision du gouvernement de moderniser et d’assainir le secteur des jeux d’argent, tout en protégeant les personnes vulnérables et en luttant contre l’offre illégale.

Il faut rappeler que le fait que la RDC figure jusqu’à présent sur la liste grise des Groupes d’action financière (GAFI), limite les investissements étrangers et affecte le secteur bancaire.

Le coordonnateur Dieudonné Ntumba a insisté sur l’urgence de réformer le secteur des jeux d’argent pour améliorer la crédibilité du pays sur la scène internationale. Cela passe par une régulation stricte et un contrôle accru des flux financiers pour lutter contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme ; des efforts qui sont fournis, martèle-t-il, par le ministre des Finances Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi.

L’une des initiatives clés présentées lors de la réunion est la mise en place d’une plateforme de régulation centralisée. Cette plateforme permettra de surveiller en temps réel les transactions et les flux financiers des opérateurs de jeux, assurant ainsi une mobilisation optimale des recettes publiques. Les opérateurs sont invités à collaborer étroitement avec la Cellule de surveillance pour intégrer leurs systèmes à cette nouvelle infrastructure.

Un projet de loi visant à réguler les jeux d’argent est en cours d’examen au Parlement. Cette législation, attendue de longue date, remplacera les lois datant de l’époque coloniale et fournira un cadre juridique moderne pour encadrer le secteur. En attendant, la Cellule de surveillance continue de jouer un rôle central dans la mise en œuvre de mécanismes de régulation.

Le coordonnateur Dieudonné Ntumba a réaffirmé l’engagement du ministère des Finances à maintenir un dialogue permanent avec les opérateurs pour garantir une mise en œuvre harmonieuse et conforme de la réforme. En travaillant ensemble, le secteur des jeux d’argent en RDC peut espérer un avenir plus stable et prospère, aligné sur les standards internationaux.

De son côté, le responsable commercial et marketing de PixLab RDC, a exprimé sa satisfaction quant à l’initiative. Il a souligné l’importance d’un cadre régulé pour permettre aux opérateurs de mieux exercer leurs activités. 

Au nom du ministre des Finances, Didier Bobwa Wese, chargé du système d’information et du monitoring des opérations des jeux, a détaillé la nécessité de cette régulation pour pallier les risques sociaux et économiques associés aux jeux d’argent. Il encourage les opérateurs à participer activement à cette transformation qui promet de rendre le secteur plus transparent et compétitif. Avec le soutien du ministère des Finances, cette régulation devrait non seulement protéger les parties prenantes, mais aussi améliorer la réputation internationale de la RDC dans la gestion des flux financiers.

La réunion s’est terminée sur une note positive, les opérateurs ayant exprimé leur soutien aux initiatives de régulation.

Les prochaines étapes incluront des sessions techniques pour finaliser l’intégration des opérateurs à la plateforme de régulation. Une collaboration continue est essentielle pour renforcer la crédibilité et la compétitivité du secteur, tout en assurant la protection des joueurs et des opérateurs.

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