Comme frappés par un coup de tonnerre, les habitants de Lusambo-ville, chef-lieu de la province du Sankuru, ont tous sursauté en apprenant que leur ville n’était pas bénéficiaire de la construction d’une université moderne aux standards internationaux tel que voulu par le président de la République, Félix Tshisekedi, dans chaque chef-lieu de la province.
En effet, sur la liste présentée par Prof. Dr Sombo Ayanne Safi Mukuna Marie-Thérèse, ministre de l’Enseignement supérieur, universitaire, recherche scientifique et innovation pour la construction des nouvelles infrastructures universitaires modernes aux standards internationaux, Lusambo-ville y est superbement omise en faveur de la cité de Lodja. Situation qui irrite non seulement les Lusvillois, mais aussi leur représentant à l’Assemblée nationale, le député Bernard Nkoso qui a adressé, à cet effet, une question orale avec débat à la ministre Sombo.
L’élu de Lusambo-ville voudrait savoir :
Premièrement, quels sont les critères objectifs qui ont guidé le choix des sites retenus pour la construction des nouvelles infrastructures universitaires, et pourquoi Lusambo-ville, chef-lieu de la province du Sankuru, n’y figure pas ?
Deuxièmement, comment la ministre justifie-t-elle cette omission au regard du principe d’équité territoriale et de la volonté du président de la République de doter chaque chef-lieu de province d’une université moderne aux standards internationaux ?
Troisièmement, à qui incombe la responsabilité de cette omission : au ministère, aux services techniques, ou à une autre instance de planification ?
Quatrièmement, sur quelle base le Territoire de Lodja, qui n’est pas chef-lieu de province, a-t-il été retenu pour bénéficier de ce programme de construction d’une université publique, alors que Lusambo-ville est le siège de toutes les institutions provinciales du Sankuru ?
Et cinquièmement, existe-t-il un plan correctif ou une programmation ultérieure pour intégrer Lusambo-ville dans ce vaste projet de modernisation universitaire ? – Si oui, pourquoi l’université de Lodja-Territoire dans la province du Sankuru serait déjà ciblée en lieu et place de Lusambo-ville qui est le Chef-lieu de la Province où siègent toutes les institutions de la province ?
Toutes ces questions sont posées parce que le député national Bernard Nkoso estime, d’ailleurs avec raison, que cette omission visiblement volontaire, soulève plusieurs préoccupations majeures, en ce sens qu’elle est en contradiction avec la vision du chef de l’État de doter chaque chef-lieu d’une université moderne et va à l’encontre de l’option stratégique de ce dernier.
Cette omission volontaire crée l’atteinte à l’équité territoriale car, les populations du Sankuru, particulièrement celles de Lusambo-ville, se voient privées de leur droit légitime à bénéficier d’une université moderne aux standards internationaux dans leur chef-lieu où l’on suppose l’éducation des cadres administratifs y affectés, celle des députés provinciaux ainsi que plusieurs autres personnalités qui y prestent en permanence.
Elle va aussi occasionner la marginalisation institutionnelle par le fait de privilégier Lodja-Territoire, au détriment du chef-lieu de la province, chose qui crée un déséquilibre institutionnel et une perception d’injustice.
Aussi, pour Bernanrd Nkoso, cette omission volontaire affaiblit l’Université de Lusambo (UNILUS), seule université créée par l’État dans le Sankuru, maintenant au risque d’être reléguée au second plan, alors qu’elle devrait être valorisée et modernisée au premier plan, compromettant ainsi la formation des élites locales, en accentuant les inégalités d’accès à l’enseignement supérieur et en freinant le développement scientifique harmonieux dans le chef-lieu de la province.
Le Groupe Lobbying extra-parlementaire Lusambo aussi dans la danse
Il faut indiquer qu’avant la question orale avec débat du député national Bernard Nkoso du 19 mai mais déposée au bureau de l’Assemblée nationale le 22 mai 2026, les jeunes lusvillois réunis autour du journaliste Innocent Olenga, DG de Scoop RDC, dans une structure dénommée « Groupe Lobbying extra-parlementaire Lusambo », étaient déjà montés au créneau pour dénoncer cette injustice.

Ils sont dans la démarche de rencontrer personnellement la ministre de l’ESU-RSI pour lui faire comprendre que rien ne justifie la délocalisation de cette faveur présidentielle à un autre endroit. L’acheminement direct des matériaux de construction de Kinshasa à Lusambo-ville est, non seulement très facile par bateau, mais aussi et surtout moins couteux par rapport au site actuellement choisi.



