Tout malheur n’a forcément pas d’origine humaine, ça peut être le karma. C’est la réalité que le très transhumant et vagabond politicien Willy Bakonga devra comprendre. Inutile de fabriquer ou créer des boucs-émissaires pour se victimiser alors que c’est lui le véritable traitre.
En effet, dans sa quête et flagornerie de s’attirer l’estime du président de la République avec son prêche sur le changement de la Constitution, « l’ancien mai-mai de l’Equateur, le dur et pur kabiliste du sang », a eu à programmer le 15 mai dernier, un meeting à Mbujimayi, chef-lieu de la province d’origine du président de la République, pour prétendument sensibiliser la population d’adhérer à l’idée du changement de la Constitution.
Dans sa ruse légendaire, l’ancien PPRDien a pensé séduire les Kasaïens en se présentant comme leur « genre ou encore leur beau-frère » du fait que l’une de ses femmes avec qui il a fait des enfants, est de Mbujimayi. Mais connaissant bien l’homme et son jeu, les mbujimayiens, en majorité militants de l’UDPS, n’ont pas mordu à l’hameçon. Peu de gens sont venus à ce meeting tenu dans la bande séparatrice du Boulevard Laurent-Désiré Kabila. Fiasco, le carton plein rêvé pour se prévaloir mobilisateur des masses n’est pas réalisé !
Colère et invectives sur Loando et Mpanda
A travers un quidam recruté pour réaliser une vidéo vilipendante, Willy Bakonga déverse toute sa colère sur Me Guy Loando Mboyo, ministre d’Etat en charge des relations avec le Parlement et autorité morale du parti Agissons pour la République (AREP), originaire comme lui de la province de la Tshuapa, et sur Me José Mpanda Kabangu, ministre des Postes et télécommunications et Autorité morale du parti Congo Espoir qu’il accuse d’être à la base du fiasco de son meeting.
Willy Bakonga prétend qu’il avait prévu la Place de la poste pour son meeting et que Guy Loando et José Mpanda se seraient précipités pour louer le même espace en vue d’empêcher son activité. Raison pour laquelle il l’aurait délocalisée vers Boulevard Laurent-Désiré Kabila, un endroit inapproprié pour ce genre d’événement. Il ajoute aussi que la population a été démoralisée par ces deux personnalités de l’Union sacrée qui le combattraient, parce que selon lui, il prêche le changement de la Constitution.
A travers son quidam, Willy Bakonga fait des affirmations selon lesquelles Guy Loando et José Mpanda n’ont pas de parcelles chez eux et n’ont construit même pas une case, se vantant d’être promoteur des écoles.
Contre-vérités
Questionné sur ces accusations, Philippe Ilunga, fédéral de Congo Espoir, parti de José Mpanda au Kasaï oriental, confirme que ni leur autorité morale, ni les militants du parti n’étaient au courant d’aucune manifestation organisée par Willy Bakonga à Mbujimayi qui, précise en passant Philippe Ilunga, entretient de très bonnes relations avec José Mpanda qu’il appelle souvent « beau-frère ».
Le fédéral de Congo Espoir ajoute qu’après sa vérification, la Place de la poste n’était pas réservée par personne à cette date du 15 mai et qu’aucune activité n’y était prévue ni ne s’y est déroulée. Papy Ilunga s’étonne qu’un beau-frère charge gratuitement le frère de sa femme avec qui les relations sont au beau fixe, jusqu’à débiter des mensonges comme quoi José Mpanda n’a pas de parcelles et n’a construit même pas une case à Mbujimayi.
Sans vouloir étaler ce que José Mpanda et sa fondation font à Mbuji-Mayi, Philippe Ilunga fait savoir que si Willy Bakonga se vante d’être promoteur des écoles privées pour la plupart en location, qui sont en réalité ses boutiques éducationnelles où il se fait l’argent même malhonnêtement sur les dos des parents, José Mpanda est un constructeur gratuit des écoles. Il a construit gratuitement une école moderne au quartier Monde arabe pour le bien-être des enfants de ce coin reculé de Mbujimayi qui étudiaient dans les hangars des rameaux et à même le sol. Il a fait et continue de faire de dons de sacs de ciment et tôles à beaucoup d’écoles de Tshilenge et de Mbujimayi sans compter les actions sociales que pose sa Fondation Mpanda wetu en faveur des femmes et enfants démunis pour leur autonomie financière.
Dans une ville confrontée à la pénurie d’eau potable, fait remarquer le fédéral de Congo Espoir Philippe Ilunga, la Fondation Mpanda wetu a construit des forages qui soulagent tant soit peu les ménages.
Quant aux parcelles et constructions, sans fausse modestie, déclare Philippe Ilunga, José Mpanda compte dans le top 5 de ceux qui ont honoré Mbujimayi.
Philippe Ilunga conclut par dire : Si Bakonga est commerçant, Mpanda est philanthrope. Donc, deux visions diamétralement opposées.
Par ailleurs, dans camp de Guy Loando, on s’étonne que leur autorité morale soit associée à une histoire qui se passe ailleurs, très loin de son fief électoral La Tshuapa. « Quelle influence avons-nous et par quel mécanisme pouvons-nous contraindre les habitants de Mbujimayi à ne pas répondre à ce meeting ? L’avons-nous fait à quelle télé ou quelle radio de Mbujimayi ? », s’interroge un cadre de l’AREP, parti de Guy Loando qui a préféré garder l’anonymat en ironisant que ce que Guy Loando pose comme actions à travers sa fondation Widal, n’a rien à voir avec les boutiques éducationnelles de Willy Bakonga disséminées à Kinshasa dans des bâtiments de location.
Comme pour Philippe Ilunga de Congo Espoir, le cadre de l’AREP a aussi conclu que Guy Loando est un grand philanthrope dans le grand Equateur et partout en RDC et non un commerçant dans l’éducation des enfants.



