Le 23 janvier dernier, le député national et président national du Parti social-démocrate vert (PSDV), Léonard She Okitundu, a fait sa rentrée politique. Une occasion pour lui d’échanger les vœux avec les membres de son parti à Pullman Hôtel de Kinshasa.
Faisant d’une pierre deux coups, l’élu de Lumumba-ville a choisi ce moment pour donner la position de son parti sur les questions sécuritaire, diplomatique et socio-économique, en ayant, dit-il, présent à l’esprit que pour la gestion de la chose publique, il faut chaque fois, dans l’intérêt supérieur de la nation, recourir aux principes que prône le concept de l’Etat stratège.
Considérant que la souveraineté et l’intégrité territoriale de la RDC sont non négociables, Léonard She Okitundu a, sur la question sécuritaire, condamné sans ambages l’agression rwandaise contre son pays. Il a déclaré soutenir le président de la République dans ses efforts inlassables déployés sur plusieurs fronts en vue de mettre fin à l’occupation de la partie Est du pays. Et par rapport à ce soutien, le natif de Katako Kombe a appelé tous les Congolais au patriotisme.

Pour le président du PSDV, le chef de l’Etat Félix Tshisekedi a fait diplomatiquement une bonne prestation en 2025 qui a permis de mettre au crédit de la RDC trois succès majeurs. Il s’agit de la démystification du président rwandais Paul Kagame et son fallacieux narratif par la reconnaissance de l’agression de son pays contre la RDC ; de l’élection de la RDC au Conseil des droits de l’homme ; et de son accession au Conseil de sécurité de l’Onu comme membre non permanent.
S’agissant de la tenue du dialogue national, sujet qui fait débat dans tous les salons politiques, l’ancien vice-premier ministre, ministre des Affaires étrangères ne s’y oppose pas. Seulement, il est formel et catégorique : « toute initiative tendant à la tenue d’un dialogue interne semble à l’heure actuelle prématurée voire inopportune dès lors qu’une partie du notre territoire reste sous occupation rwandaise en violation caractérisée de la Charte des Nations unies et de l’Acte constitutif de l’Union africaine ».
Pour Léonard She, « agir autrement serait banaliser l’agression de notre pays et se faire l’allié objectif de l’Etat agresseur ».
En clair, le président du PSDV poserait comme condition à la tenue de ce dialogue, rien que le respect de la Résolution 2773 des Nations unies qui a imposé des obligations aux parties en conflit armé qui sont le Rwanda, le M23 et la RDC. En effet, cette résolution exige que le Rwanda retire immédiatement et sans conditions préalables ses troupes du territoire congolais et cesse toute aide au M23. Et que ce dernier cesse immédiatement les hostilités, se retire de toutes les zones contrôlées et démantèle dans leurs intégralité les administrations parallèles illégitimes mises en place sur le territoire de la RDC.
Non sans raison, Léonard She Okitundu fait remarquer les négociations de Washington et de Doha s’inscrivent dans le cadre des processus informels participant à la mise en œuvre de la Résolution 2773 des Nations unies de sorte qu’aucune interprétation cavalière ou unilatérale des dispositions des accords issus de ces pourparlers ne saurait nullement entrer en contradiction avec les termes de ladite résolution, laquelle a valeur contraignante.


