Un ancien président qui se targue d’avoir pacifié le pays et hissé les Forces armées de la République démocratique du Congo au dixième rang des armées africaines, peut-il aujourd’hui s’acoquiner avec une puissance militaire étrangère pour combattre sa propre patrie, au gré de ses ambitions politiques et de ses intérêts personnels ?
Dix-huit années à la tête de l’État ! dix-huit années durant lesquelles la République lui a confié ses institutions, ses ressources et les aspirations de tout un peuple. Qu’est-ce donc que la Nation ne lui a pas offert ? Et, en retour, quel héritage tangible laisse-t-il au peuple congolais ?
Je me souviens encore de janvier 2025, lorsque les images de nos vaillants militaires tombés au front inondaient les réseaux sociaux, tandis que les forces rwandaises pénétraient sur notre territoire et que nos soldats subissaient des humiliations insoutenables. Ces images, gravées dans la mémoire collective, ne sauraient être effacées par les discours de circonstance ni ensevelies sous les calculs politiciens.
Joseph Kabila Kabange, que les choses soient dites sans ambages : tu ne peux prétendre évincer le président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo sans te heurter à la volonté d’un peuple tout entier. La République démocratique du Congo ne se résume ni à son chef de l’État ni aux intérêts d’une quelconque faction politique : elle est une nation souveraine, riche de sa diversité et jalouse de son intégrité territoriale.
À t’entendre agir, faudrait-il donc que tu renverses non seulement le président de la République, mais également que tu soumettes l’ensemble du peuple congolais à tes desseins, jusqu’à faire de nos vingt-six provinces le théâtre d’une entreprise de domination étrangère ?
Le Congo n’est ni un héritage personnel, ni une propriété privée, ni une terre à redistribuer au gré des allégeances politiques.
Quiconque aspire à diriger cette nation doit comprendre une vérité cardinale : on ne saurait revendiquer la magistrature suprême tout en contribuant, directement ou indirectement, à fragiliser la souveraineté du pays que l’on prétend gouverner.
La patrie n’est pas un instrument de revanche politique. Elle est un legs historique, une responsabilité collective et un sanctuaire de souveraineté.
Et lorsque les ambitions individuelles menacent de l’emporter sur l’intérêt supérieur de la Nation, le peuple congolais a le droit, le devoir et la légitimité de défendre son intégrité territoriale, sa dignité et son avenir, dans le respect de la légalité républicaine.
TROP, C’EST TROP ! LE CONGO N’EST PAS À VENDRE, ET LE PEUPLE CONGOLAIS N’EST PAS À CONQUÉRIR.
Hadassah Budjamabe
Journaliste Humanitaire.



