Affaire Minaku : Fayulu fustige une arrestation contraire à l’État de droit

L’arrestation de Aubin Minaku, figure politique de premier plan et ancien président de l’Assemblée nationale, continue de susciter de vives réactions sur la scène politique congolaise. 

Cette fois, c’est l’opposant Martin Fayulu qui monte au créneau, dénonçant ce qu’il considère comme une atteinte manifeste aux libertés publiques.

Dans une déclaration diffusée sur le réseau social X, le président du parti Engagement pour la citoyenneté et le développement (ECiDé) rappelle que la Constitution congolaise consacre la liberté individuelle comme principe fondamental. Selon lui, toute privation de liberté doit être strictement encadrée par la loi et respecter les garanties prévues en matière de procédure judiciaire.

Martin Fayulu insiste notamment sur l’obligation, pour les autorités compétentes, d’informer toute personne interpellée des faits qui lui sont reprochés, de lui permettre l’assistance d’un conseil juridique et de se conformer au délai légal de 48 heures avant toute prolongation de la détention.

Estimant que « la détention ne saurait être la norme dans un État démocratique », l’opposant met en garde contre des méthodes qu’il juge arbitraires et susceptibles d’éroder la confiance des citoyens envers les institutions.

Aubin Minaku, haut cadre du PPRD, a été arrêté dans la nuit du 18 janvier à Kinshasa. À ce jour, aucune communication officielle n’a encore été faite sur les raisons exactes de cette interpellation ni sur le lieu où il est détenu, alimentant ainsi interrogations et spéculations.

Pour Martin Fayulu, le respect rigoureux de la Constitution et des droits fondamentaux demeure une condition essentielle à la consolidation de l’État de droit. Il appelle à une justice impartiale et transparente, seule capable, selon lui, de préserver la stabilité institutionnelle et la cohésion nationale.

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