A travers un document sans en-tête officiel du 22 juin, mais portant sa signature et sa qualité de doyen et deuxième vice-président de l’Assemblée nationale, Christophe Mboso a convié les présidents des regroupements politiques, les présidents des partis politiques, ainsi que les députés nationaux et sénateurs membres de l’Union sacrée de la Nation à « une rencontre urgente » mardi 23 juin dernier à 15 heures au Fleuve Congo Hôtel.
Quelques heures seulement après la diffusion de cette invitation, le secrétaire permanent de l’Union sacrée a sorti les griffes comme un lion et réagi de manière particulièrement ferme avant de de pondre son propre document d’invitation le même 22 juin. Dans un message WhatsApp adressé aux présidents des regroupements et partis politiques membres de l’USN, et intercepté par les confrères d’alternance.cd, André Mbata, sur un ton sec, a qualifié le document signé par Christophe Mboso de simple « tract ».
Il a en outre invité son auteur, dans un ton tout autant désobligeant, à préciser « en quelle qualité » il agissait, soutenant qu’il n’existe aucun organe dénommé « Coordination de l’Union sacrée de la Nation ».
Pour André Mbata, seul le président de la République, Félix Tshisekedi, en sa qualité de « Haute autorité politique de l’USN, est compétent pour convoquer les réunions du Présidium et de la Conférence des présidents en passant par le secrétaire permanent ».
Mais curieusement, à Fleuve Congo Hôtel, c’est le vieux Mboso qui a présidé cette réunion le jour de sa tenue, sous l’œil bovin du « professeur extraordinaire », visiblement réduit dans ses petits souliers.
Humiliation et chiquenaude
Le « professeur extraordinaire » André Mbata a-t-il bien compris la leçon ? Se rend-il compté qu’il est humilié et chiquenaudé ?
En effet, selon les indiscrétions parvenues à Scoop RDC, après avoir exhibé ses biceps devant Mboso pour prévaloir son poste et son rôle de secrétaire permanent, coiffeur de l’Union sacrée après Tshisekedi, il lui a été rapporté que la convocation et l’organisation de cette rencontre urgente étaient confiées à Christophe Mboso par l’autorité morale de l’Union sacrée elle-même, Félix Tshisekedi. Ce qui l’a poussé, pour se soustraire de l’opprobre, à pondre son communiqué de convocation de la même réunion à l’heure indiquée par Christophe Mboso. Mais entre les deux convocations, les sociétaires de l’USN ont obéi à cette du doyen deuxième vice-président de l’Assemblée nationale, confirme-t-on au média en ligne.
Le fait d’être zappé, humilié et chiquenaudé, faut-il quel dessin à André Mbata pour qu’il comprenne qu’il est désavoué par l’autorité morale de l’USN du fait d’ailleurs qu’il est constamment en conflit et vomi, non seulement par certains membres du présidium dont son propre chef du parti, Augustin Kabuya, mais aussi par la plupart de sociétaires de l’USN qu’il a frustrés avec son orgueil et se soumettent pas à son autorité.
Ce qui est vrai, bien qu’André Mbata vante ses diplômes et son titre de « professeur extraordinaire », il n’a pas de personnalité. Il ne pèse pas, loin d’être un leader. Au Kasai central, précisément dans son territoire d’origine de Dimbelenge, sa tribu est la moins considérée à cause sa de primitivité, tribu des personnes souvent vouées à des travaux de ménages à Kananga. Et ce comportement primitif est dans l’ADN de la plupart de ressortissants de cette tribu de la contrée de Mashala.
André Mbata ne peut-il comprendre maintenant que être professeur soit-il extraordinaire est une chose, mais en avoir la personnalité et le leadership en est une autre ? Il doit lire les signes de temps et penser à quitter les choses avant que les choses ne le quittent dans le ridicule. L’intervention de Peter Kazadi à Fleuve Congo selon « L’honorable André Mbata doit arrêter avec les attitudes dictatoriales, nous ne sommes pas le MPR », est un signe annonciateur de la défenestration.



