Le ministre de Postes et télécommunications, Me José Mpanda Kabangu, représentant le gouvernement congolais, a signé, ce jeudi 25 juin 2026 à son bureau basé à l’Immeuble du Gouvernement à Kinshasa-Gombe, un mémorandum d’entente (MoU) avec la société chinoise Genew Technologies CO, LTD dont le siège est à Shenzhen en Chine.
Il s’agit d’un projet du déploiement de l’infrastructure pour réseau de fibre optique à travers le Fleuve Congo et ses affluents. Celui-ci comprendra 1.700Kms de fibre sur le lit du Fleuve Congo, partant de Muanda jusqu’à Kisangani, et environ 400Kms d’atterrissement et de jonction terrestre pour permettre au Gouvernement congolais de bâtir des dorsales nationales qui constitueront les principaux axes du backbone national.
Selon le président directeur général de Genew Technologies, Wu Minhua, le coût global du projet est de 1,5 milliard USD dont plus de 400 millions pour la première phase. Et à travers ce mémorandum d’entente, sa société s’engage à intégrer les ressources de la chaîne d’approvisionnement des infrastructures de télécommunications, y compris les équipements de réseau central, les systèmes d’accès haut débit pour le fixe comme le mobile, la fourniture d’équipements de communication, ainsi que la construction et l’intégration de stations de Gateway satellitaires.
Aux termes de ce MoU, Genew Technologies sera responsable de la maintenance quotidienne du réseau de communication, son optimisation, lors de la phase opérationnelle du projet, de ses mises à niveau et du service à la clientèle, afin d’assurer le fonctionnement stable du système de communication et une bonne expérience, tout en fournissant la formation technique nécessaire des Congolais pour garantir la mise en œuvre réussi du projet et son fonctionnement stable à long terme.
Il faut rappeler que la situation actuelle de la RDC en connectivité entrave sérieusement le processus de numérisation de l’éducation, de la santé et des affaires publiques. En effet, selon l’Observatoire du marché des télécommunications de l’Autorité de régulation de la poste et des télécommunications du Congo au premier trimestre 2026, le taux de pénétration de la téléphonie mobile est de 66% et celui du réseau fixe est de 0,7%, soit moins d’un million d’abonnés. Quant au taux de pénétration du mobile money, il est estimé à 30,4% et celui de l’internet est de 43%. D’où l’urgence d’accélérer le maillage de la RDC en fibre optique afin de connecter les 145 territoires.
C’est le combat que mène Me José Mpanda Kabangu depuis son arrivée en août dernier au ministère des Postes et télécommunications où ses exploits en moins d’une années de ses fonctions sont palpables, notamment la reprise par la RDC du droit à la parole et au vote au sein de l’Union postale universelle (UPU) après plus de 33 ans de privation et l’obtention du rapatriement du siège de l’Union africaine des télécommunications (UAT) à Kinshasa après 34 ans de son délocalisation à Nairobi au Kenya ; deux exploits extraordinaires qu’aucun de ses 17 prédécesseurs depuis 1991 n’a pu réaliser pour retourner la RDC dans le concert des nations dans ce secteur des PT.
Outre ses efforts avec le Fonds de développement du service universel (FDSU) pour améliorer la qualité des services de télécommunications, par l’installation des infrastructures critiques de base à travers tout le pays, Me José Mpanda lorgne le Conseil d’administration de l’Union internationale des télécommunications (UIT). La candidature de RDC sera formalisée en novembre prochain à Doha au Qatar pour le mandat 2027-2030.
Grand manager et visionnaire éclair, Me José Mpanda voit en cette élection de la République démocratique du Congo au Conseil de l’Union internationale des télécommunications, un levier stratégique majeur pour accompagner la mobilisation d’environ 1,5 milliard de dollars américains prévus pour l’exercice « 2026 – 2030 » en faveur du développement des infrastructures de télécommunications, notamment la dorsale nationale en fibre optique, l’extension de la connectivité rurale, les centres de données, les infrastructures satellitaires, ainsi que les réseaux à très haut débit.



