Installer mille antennes (tours ou encore pylônes) dans le premier temps et mille autres dans la seconde phase, c’est le projet que la société Esengo Towers, une joint-venture 50-50 entre les sociétés Orange et Vodacom, a présenté au ministre des Postes et télécommunications, Me José Mpanda Kabangu, ce mercredi 22 octobre 2025.
Selon Jean-Philippe Léonard, directeur général d’Esengo Tower, sa société cible les zones blanches, non encore couvertes, notamment les milieux ruraux, pour y déployer de sites à l’énergie solaire afin de soutenir l’inclusion digitale et financière. L’investissement initial du projet est de 179 millions USD pour un déploiement de 1000 premiers sites en 4 ans, tout en ambitionnant d’étendre ce réseau à 1000 sites additionnels. Mais jusque-là ils ont un seul blocage : la société n’a pas encore de licence d’exploitation. Document pour lequel Jean-Philippe Léonard est venu solliciter l’implication de Me José Mpanda, patron du secteur dont l’Autorité de régulation des Postes et télécommunications du Congo (ARPTC) est sous tutelle.
Quant au ministre José Mpanda, qui s’est donné le défi de réduire la fracture numérique surtout dans les milieux périurbains et ruraux ce, selon la vision du président de la République Félix Tshisekedi, il a promis d’accompagner la société Esengo Towers surtout que la RDC est en carence énorme de ces antennes ou tours. Pour une bonne connectivité, elle besoin d’au moins 30 mille tours (antennes), mais à ce jour, elle n’en compte que 5.105 dont 2591 de Helios, 711 d’East Castle, 1433 de Vodacom, 88 d’Airtel, 60 d’Orange et 222 d’autres sociétés. Les 2.000 envisagées par Esengo Towers, bien qu’une goutte d’eau dans un océan, elles vont quand même aider suffisamment les paysans qui en seront bénéficiaires. « Je m’y mets et vous aurez la licence », a promis Me José Mpanda à Jean-Philippe Léonard.
Il faut noter que d’après le rapport du quatrième trimestre 2024 de l’Observatoire du marché de la téléphonie mobile de l’ARPTC, le taux de pénétration de la téléphonie mobile en RDC, de l’internet et de l’argent mobile est, respectivement de 62%, 32.3% et 25.7%. Il y a donc du travail énormément à faire encore et Me José Mpanda Kabangu se lance un défi à relever, comptant sur l’apport des privés, mais aussi sur celui du Fonds de développement du service universel (FDSU).


