OGEFREM : Olivier Tshibola Mukuma dévoile son ambition de hisser l’Office parmi les cinq meilleurs conseils des chargeurs d’Afrique

Faire de l’Office de gestion du fret multimodal (OGEFREM) une référence africaine en matière de compétitivité logistique et commerciale, avec l’ambition de le positionner parmi les cinq meilleurs conseils des chargeurs du continent à l’horizon 2031. 

C’est le cap affiché par son directeur général, Olivier Tshibola Mukuma, à l’occasion du lancement de la retraite Team Building 2026 et de l’atelier de planification stratégique 2027-2031, ce lundi 2 novembre, au Pullman Hôtel de Kinshasa.

« Seul on va plus vite, ensemble on va plus loin ». Cette maxime traduit l’esprit des assises ouvertes à Kinshasa, où la Direction générale de l’OGEFREM entend associer cohésion organisationnelle, modernisation administrative et performance opérationnelle pour préparer l’avenir de l’établissement.

Prévu sur cinq jours, ce double rendez-vous réunit les membres du Conseil d’administration, la Direction générale, les directeurs des services, les responsables des entités et des représentations provinciales et extérieures, ainsi que des facilitateurs. L’objectif est double : renforcer la collaboration entre les différentes structures de l’Office et définir les orientations stratégiques qui guideront son action au cours de la période 2027-2031.

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Dans son allocution d’ouverture, Olivier Tshibola Mukuma a insisté sur la nécessité de construire une vision commune et de mobiliser l’ensemble du personnel autour des objectifs institutionnels.

« Sans équipe unie, pas de transformation durable ; sans vision partagée, pas d’action cohérente ; sans résultats mesurables, pas de progrès crédible », a-t-il déclaré, soulignant que la transformation de l’Office ne peut se réaliser sans l’implication de ses différentes composantes.

Sortir de la logique administrative pour devenir un véritable instrument de facilitation

L’un des principaux axes de la vision présentée par le directeur général concerne le changement de positionnement de l’OGEFREM. L’ambition est de faire évoluer l’établissement d’une administration principalement centrée sur ses procédures vers un véritable instrument de facilitation et de régulation au service des chargeurs.

Pour Olivier Tshibola Mukuma, l’Office doit davantage contribuer à résoudre les difficultés rencontrées par les opérateurs économiques dans leurs opérations de transport et d’acheminement des marchandises.

« L’idée, pour nous, c’est qu’avec ce plan stratégique, l’OGEFREM puisse passer d’une logique principalement administrative à une mission intégrée de facilitation et de régulation », a-t-il expliqué.

Cette orientation implique notamment une meilleure assistance aux chargeurs, la réduction des coûts et des délais liés au transport, la sécurisation et la traçabilité des marchandises ainsi que la fiabilisation des données relatives aux différents corridors logistiques.

Le directeur général a, à cet effet, rappelé la vocation première de l’établissement : « Nous sommes là pour les chargeurs. Nous existons pour les chargeurs ».

Ce repositionnement suppose également une meilleure capacité d’anticipation face aux mutations du commerce régional et international. L’OGEFREM devra notamment prendre en compte les opportunités offertes par la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), ainsi que les enjeux liés au développement des corridors économiques.

« Si nous n’avons pas réfléchi, d’autres réfléchiront à notre place ou nous prendront notre place », a averti Olivier Tshibola Mukuma, appelant les cadres à dépasser les habitudes administratives et à investir davantage les missions stratégiques de l’Office.

À l’horizon 2031, l’ambition du Top 5 africain

Au-delà de la modernisation de ses méthodes de travail, le Plan stratégique de développement 2027-2031 porte une ambition clairement affichée : positionner l’OGEFREM parmi les cinq premiers conseils des chargeurs d’Afrique.

Pour atteindre cet objectif, plusieurs leviers sont envisagés, notamment le renforcement de la régulation du fret multimodal, l’amélioration de l’assistance aux chargeurs, la digitalisation des processus, la consolidation de la viabilité financière et la promotion du commerce extérieur congolais.

Le développement des infrastructures de facilitation, la sécurisation des marchandises, la mobilisation des partenariats et la recherche de financements destinés aux projets de développement de l’établissement figurent également parmi les enjeux évoqués.

S’adressant aux participants, le directeur général a insisté sur l’importance de l’ambition collective dans la construction de cette nouvelle trajectoire.

« Il ne faut jamais permettre à quelqu’un de vous empêcher de rêver. Il faut rêver, il faut avoir de l’ambition », a-t-il lancé.

Cette ambition continentale suppose néanmoins que l’Office renforce ses capacités institutionnelles et opérationnelles, tout en adaptant ses interventions aux exigences d’un environnement logistique de plus en plus concurrentiel.

Le capital humain, autre pilier de la transformation

Pour Olivier Tshibola Mukuma, la réussite du plan stratégique ne dépend pas uniquement des moyens financiers, des infrastructures ou des outils technologiques. Elle repose également sur les compétences des femmes et des hommes qui composent l’établissement.

« Il y a du potentiel à deux niveaux. Le premier, c’est les missions que l’État nous a données. Le deuxième, c’est le capital humain. Vous êtes les grands potentiels », a-t-il déclaré.

Le directeur général a ainsi plaidé pour une meilleure valorisation des compétences disponibles au siège, dans les entités et au sein des représentations extérieures. La formation, le renforcement des capacités, l’amélioration des équipements et des conditions de travail constituent également des préoccupations soulevées.

Le volet social n’a pas été négligé. Olivier Tshibola a notamment évoqué la nécessité d’examiner les conditions de prise en charge médicale du personnel et de leurs familles, considérant le bien-être des agents comme un élément important de la performance institutionnelle.

Briser les cloisonnements pour construire une administration performante

La retraite Team Building 2026 accorde une place particulière à la cohésion interne. Le directeur général entend notamment mettre fin aux cloisonnements entre les différents services et renforcer la circulation de l’information au sein de l’établissement.

Il a appelé à une collaboration plus étroite entre le siège, les entités et les représentations provinciales et extérieures, mais aussi entre les services métiers et les structures d’appui.

« Nous devons briser les silos. Faire circuler l’information. Mieux coordonner le siège, les entités et les représentations extérieures. Et surtout, faire travailler ensemble les services métiers et les services d’appui », a-t-il insisté.

Pour accompagner cette démarche, l’OGEFREM a fait appel à Al Kitenge Lubanda, spécialiste de la transformation des organisations, assisté de Grace Kabwebwe Ngoie, experte des nouvelles technologies et de l’intelligence artificielle.

Leur intervention s’appuie notamment sur des enquêtes anonymes et des exercices participatifs destinés à recueillir les perceptions des agents sur le fonctionnement interne de l’Office. Les échanges portent entre autres sur la collaboration interservices, les relations hiérarchiques, la communication, les rapports intergénérationnels et la dimension du genre.

L’objectif est de disposer d’un diagnostic partagé susceptible d’orienter les réformes organisationnelles et les priorités du futur plan stratégique.

Du document stratégique aux résultats concrets

Le calendrier des travaux prévoit les activités de Team Building les 2 et 3 novembre, consacrées à la confiance, à la cohésion et à la collaboration intra et interservices. L’atelier de planification stratégique se déroulera du 4 au 6 novembre, avec pour objectif de définir et de valider les priorités de développement pour la période 2027-2031.

La session budgétaire 2027, annoncée à partir du 9 novembre, devra ensuite permettre de traduire les orientations retenues en programmes d’activités et en ressources financières.

À l’issue de ces assises, la Direction générale attend notamment une vision stratégique partagée, une charte de cohésion et de gouvernance participative, un plan d’action assorti de responsabilités et d’échéances précises, ainsi qu’un document stratégique doté d’objectifs mesurables et d’indicateurs de suivi.

« Nous ne voulons pas un document de plus. Nous voulons une boussole pour décider, un cadre pour agir et un instrument pour mesurer nos progrès », a affirmé Olivier Tshibola Mukuma.

En définitive, le pari engagé par le directeur général dépasse le cadre d’une simple retraite de cohésion. Il s’agit de repositionner l’OGEFREM dans l’écosystème logistique national et africain, en renforçant son rôle auprès des chargeurs et sa contribution à la compétitivité du commerce extérieur de la RDC.

À l’horizon 2031, l’ambition est de voir l’OGEFREM changer de dimension. Mais le véritable test de cette vision sera sa traduction en réformes effectives, en services plus performants pour les chargeurs et en résultats mesurables, à la hauteur des cinq premières places africaines auxquelles l’établissement entend aspirer.

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