Dakar 2026-2031 : le sport comme levier de rayonnement et de puissance de l’Afrique

Par Isidore KWANDJA NGEMBO/Directeur honoraire des IXes Jeux de la Francophonie

Aujourd’hui, le Sénégal et, avec lui, toute l’Afrique accueille la jeunesse du monde à l’occasion des Jeux olympiques de la jeunesse de Dakar. La cérémonie d’ouverture constitue un moment historique, qui témoigne de la capacité du continent africain à organiser des événements sportifs internationaux de grande envergure.

Au-delà de la compétition, cet événement porte un message fort : l’Afrique ne veut plus seulement être une terre de talents sportifs, elle entend aussi s’affirmer comme une terre d’organisation, d’innovation et d’influence.

Après les Jeux olympiques de la jeunesse, le Sénégal accueillera les XIes Jeux de la Francophonie en 2031. Cette perspective ouvre une nouvelle séquence stratégique : celle de la valorisation durable des investissements consentis dans les infrastructures sportives, de leur rentabilisation économique et de leur utilisation au service de la jeunesse, du tourisme et de l’attractivité du pays.

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En accueillant successivement ces grands rendez-vous, le Sénégal se donne les moyens de renforcer son soft power, de consolider son rayonnement international et de conforter son positionnement diplomatique.

Le véritable succès d’un grand événement sportif ne se mesure pas uniquement à la qualité de son organisation, mais aussi à l’héritage qu’il laisse, aux opportunités qu’il crée et à l’influence qu’il génère bien au-delà des compétitions.

Dakar ouvre ainsi une réflexion essentielle pour Kinshasa : comment transformer les grands événements sportifs en investissements durables, en leviers de développement et en instruments de puissance sur la scène internationale ?

RDC : transformer l’héritage sportif en levier de puissance et de développement

En 2023, la République démocratique du Congo a, elle aussi, consenti d’importants investissements dans les infrastructures sportives et culturelles pour accueillir les IXes Jeux de la Francophonie à Kinshasa. Cette expérience a démontré la capacité de notre pays à organiser un événement international de grande envergure.

À l’image du Sénégal, qui accueille aujourd’hui les Jeux olympiques de la jeunesse et se prépare à recevoir les XIes Jeux de la Francophonie en 2031, la RDC doit rester attentive aux opportunités d’organiser de nouveaux événements sportifs internationaux.

L’enjeu est triple : rentabiliser durablement les investissements consentis, offrir à la jeunesse congolaise davantage de perspectives dans le sport professionnel et renforcer le soft power de notre pays.

Nos infrastructures ne doivent pas être considérées comme le simple héritage d’un événement passé, mais comme des actifs stratégiques à valoriser au service du développement du sport, de la création d’emplois, de l’émergence de nouveaux talents et du rayonnement international de la RDC.

Nous avons, à cet égard, un atout important : un Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, passionné de sport, qui accorde une place significative au développement du sport professionnel et aux opportunités offertes à la jeunesse congolaise.

Il nous appartient de capitaliser sur cette volonté politique pour inscrire le sport dans une stratégie de long terme, capable de conjuguer performance, investissements, développement économique et influence diplomatique.

La RDC ne doit pas seulement avoir accueilli les Jeux de la Francophonie en 2023. Elle doit faire de cet héritage un tremplin vers de nouvelles ambitions sportives, économiques et diplomatiques.

Car le sport, lorsqu’il est soutenu par une vision stratégique, est bien plus qu’une compétition : il est un instrument de développement, un vecteur de cohésion nationale et un puissant levier de soft power.

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