Délocalisation du siège provincial de la CNSSAP à Lodja : JP Lihau fait le Ponce Pilate et charge sans convaincre, le caucus des élus nationaux du Sankuru 

Réagissant à l’article de Scoop RDC l’incriminant, intitulé « Construction du siège de la CNSSAP à Lodja : Pourquoi Lihau a-t-il menti au nom de Félix Tshisekedi ? », le VPM de la Fonction publique a réagi, répondant à la personne qui lui a transféré le lien du média en ligne de la manière suivante :

A lire la réaction de JP Lihau, la délocalisation du siège provincial, selon lui, provisoire de la CNSSAP à Lodja, serait la décision du caucus des représentants du Sankuru au Parlement national.

Soit ! Mais entre le président de la République qui a une vision de la modernisation de chaque chef-lieu de province et ses collègues parlementaires aux agendas politiquement cachés, à qui obéir ? Est-ce les parlementaires qui gouvernent maintenant le pays ?

Faux sur toutes les raisons avancées

  • De l’accessibilité

Dire que Lusambo-ville n’est pas accessible, c’est faux et archifaux. De un, la piste d’atterrissage de l’aérodrome de Lukengu érigée par les Belges à 10kms du centre-ville est meilleure que celle de Lodja construite par les Congolais avec défaut de stagnation d’eaux de pluie. Et d’ailleurs, c’est cet aérodrome de Lukengu qui avait facilité pendant l’occupation du Sankuru par le RCD-Goma lors de première agression rwandaise, aux Antonov faisant des navettes entre le chef-lieu du Nord-Kivu et Lusambo-ville d’atterrir sans aucun risque.

De deux, Lusambo-ville a un boulevard naturel et direct qui la connecte à la capitale Kinshasa : la rivière Sankuru. C’est un accès très facile pour l’acheminement des matériaux de construction à coût bas comparativement à Lodja qui, à partir de Bene Dibele va exiger le concours des camions.

De trois, il y a la route Munkamba – Lusambo-ville, non seulement déjà réhabilitée, mais aussi en projet d’asphaltage. Cet accès donne sur deux villes ayant aussi accès facile à la voie ferrée : Kananga et Mbujimayi.

Donc, la raison d’accessibilité ne tient nullement pas debout.

  • De la comparaison Lisala – Bumba

Quand sa Mongala est citée, le VPM Lihau, dans son orgueil légendaire, veut expliquer et démontrer que la Banque centrale du Congo a été construite à Bumba et non à Lisala, pourtant chef-lieu de la province, et que cela n’a posé aucun problème. Non, il n’y a jamais eu construction proprement dite d’un bâtiment pour la BCC à Bumba. Non sans raison, car les archives renseignent que la BCC est installée à Bumba depuis 2004, à la suite de la signature de l’Ordre de Service n° 143/03 du 29 septembre 2004 portant création de l’Agence autonome de Bumba. Cette implantation répondait à la nécessité de combler la fermeture de la Banque Commerciale du Congo (BCDC) dont la BCC a hérité les installations, en vue de faciliter les paiements des fonctionnaires et agents de l’État dans la région.

A l’époque, le Grand Équateur n’était pas démembré et la BCC/Bumba n’était qu’une agence dépendant directement de la Direction provinciale basée à Mbandaka. Aussi, en 2004, la perception de l’ancien président Joseph Kabila sur les provinces n’était pas celle du président actuel Félix Félix-Antoine Tshisekedi.

Un autre argument plus costaud qui ne peut contrarier les habitants de Lisala par rapport à l’installation de la BCC à Bumba, est que les deux contrées ont été érigées en villes depuis le démembrement du Grand Équateur. Ce qui est le contraire au Sankuru où, outre Lusambo-ville, une autre ville reconnue administrativement est Lumumba-ville. Raison pour laquelle cette province ne compte que deux maires basés l’un à Lusambo-ville et l’autre à Lumumba-ville. Or, jusqu’à preuve du contraire, Lodja, chef-lieu du territoire qui porte le même nom, n’est une cité où réside un administrateur du territoire et non un maire. Donc, Lodja doit être ainsi traitée comme une cité et chef-lieu lieu du territoire au même titre que Lubefu-cité, Kole-cité, Lomela-cité et Katako Kombe-cité. Sinon Lihau et d’autres membres du gouvernement sont en train de prêter, sans le savoir, des béquilles à ceux qui s’acharnent et font tout pour que le chef-lieu soit délocalisé à Lodja. Leur obstination de concentrer et orienter toutes nouvelles infrastructures programmées par le gouvernement dans cette cité leur donnera au finish l’argument solide de viabilité d’une ville à brandir pour obtenir cette délocalisation.

Somme toute, personne dans d’autres territoires du Sankuru n’est contre Lodja. Mais seulement l’on veut que les règles administratives établies par la Constitution soient respectées. Le DG de Scoop RDC qui défend Lusambo-ville, n’est pas de là, il est de LUBEFU, de Mondja-Ngando, de Tshieko Saka. Donc, personne ne veut diviser le Sankuru, il est question tout simplement de faire respecter les règles administratives. Et pour cela, les Lusvillois interpellent le président de la République Félix-Antoine Tshisekedi et sollicitent vivement son implication pour que les erreurs commises jusque-là par le VPM Lihau et la ministre de l’ESU/RS, Marie-Thérèse Sombo, soient vite corrigées. Le chef-lieu du Sankuru c’est Lusambo-ville et nulle part ailleurs.

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