Visite de la Fondation Georges Okota : Lambert Mende promet un lobbying en faveur de l’initiative

Visitant la Fondation Georges Okota, ce mardi 16 juin 2026 au quartier Kimbangu 3 dans la commune de Kalanmu à Kinshasa, l’ancien ministre de la Communication et des médias, actuellement député national, Lambert Mende Omalanga, a livré un plaidoyer en faveur de la jeunesse congolaise et de la formation professionnelle, qu’il considère comme l’une des principales clés du développement de la République démocratique du Congo.

Dans son intervention, Lambert Mende a rappelé que les jeunes de moins de 25 à 30 ans représentent plus de 70 % de la population congolaise, un « dividende démographique » que plusieurs pays ont su transformer en moteur de croissance, malgré des ressources naturelles moins importantes que celles de la RDC.

« Nous avons des ressources naturelles abondantes, un sous-sol qualifié de scandale géologique et une population majoritairement jeune. Pourtant, nous continuons à piétiner dans un appauvrissement endémique », a-t-il déploré.

Pour le député national, la solution aux difficultés de développement du pays ne viendra pas de l’extérieur, mais des Congolais eux-mêmes.

« On a tort souvent de s’adresser à la communauté internationale, alors que nous détenons entre nos mains les clés de l’émergence et du développement de notre propre pays », a-t-il soutenu.

Saluant la vision portée par la Fondation Georges Okota, Lambert Mende a estimé que ce type d’initiative constitue une réponse concrète au chômage des jeunes et au déficit de main-d’œuvre qualifiée à travers le pays.

Illustrant ses propos par son expérience personnelle dans le Sankuru, l’élu a révélé être parfois contraint de faire venir des plombiers depuis Kinshasa par avion pour effectuer des réparations dans son hôtel, faute de techniciens qualifiés disponibles localement.

« Il serait normal de former des jeunes plombiers sur place. Cela permettrait d’économiser des ressources considérables et de créer des emplois durables », a-t-il expliqué, élargissant son plaidoyer aux métiers de l’ébénisterie, de la mécanique, de la réparation des groupes électrogènes et des véhicules.

Convaincu de la portée nationale de la Fondation Georges Okota, Lambert Mende a promis de mener un « lobbying intensif » auprès des autorités exécutives afin de favoriser la multiplication de telles structures de formation dans les 26 provinces de la République.

« Vous pouvez compter sur moi. Il ne s’agit ni de générosité ni de cadeaux. C’est une condition sine qua non pour que notre pays se développe : mettre à profit l’énergie et les connaissances de notre jeunesse », a-t-il conclu sous les applaudissements de l’assistance.

Par cette prise de position, Lambert Mende réaffirme la nécessité d’investir dans la formation technique et professionnelle comme levier stratégique pour transformer le potentiel démographique de la RDC en véritable moteur de développement économique et social.

Pour le promoteur de la Fondation qui porte son nom, Georges Okota, le lieu inauguré est un endroit, pas de discours, mais de production et de compétence. Là où se forgeront les mains qui bâtiront demain des maisons, des routes, des usines, des ateliers, des exploitations agricoles ains que des entreprises du pays.

« Notre plus grande richesse demeure la jeunesse. Malheureusement, cette jeunesse manque encore des structures modernes de former massivement des ingénieurs, des techniciens, des artisans et des entrepreneurs dont notre pays aura besoin dans les prochaines décennies. Pour nous, la formation professionnelle est l’un des piliers du développement national », a fait Georges Okota comme constat pour justifier son initiative dont les réalisations sont le fruit d’un sacrifice personnel.

Aux plus hautes responsables du pays, Georges Okota a lancé un message très pertinent : « Construire des universités est une noble et nécessaire affaire. Mais construire et équiper des centres de formation professionnelle et métiers à travers le pays serait une réponse immédiate au défi du chômage, de l’entreprenariat et de l’industrialisation de notre pays ».

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