La Cour des comptes de la République démocratique du Congo a franchi une étape importante dans la modernisation de sa gestion des ressources humaines. À l’occasion d’une cérémonie officielle organisée ce vendredi 12 juin 2026, à Kinshasa, son premier président, Jimmy munganga, a procédé à la remise des premiers prix du mérite professionnel destinés à distinguer les agents les plus performants de l’année 2025.
Devant les présidents de chambre, les magistrats, les auditeurs, les greffiers, les vérificateurs ainsi que les agents et cadres de l’institution, Jimmy Munganga a rappelé que les avancées enregistrées par la Cour des comptes ces dernières années sont le résultat du travail collectif de l’ensemble de son personnel.
« Si notre institution est aujourd’hui davantage respectée, davantage écoutée et davantage présente dans le débat public sur la gestion des finances publiques, c’est grâce aux efforts collectifs de l’ensemble de nos collaborateurs », a-t-il déclaré.
Une réforme pour promouvoir l’excellence
Dans son allocution, Jimmy Munganga, a indiqué avoir instauré, dès janvier 2025, un mécanisme de sélection visant à identifier et récompenser chaque année les meilleurs collaborateurs de la Cour des comptes.
Confiée à son Cabinet, cette évaluation a été menée sur la base de critères objectifs, rigoureux et impartiaux portant notamment sur la discipline, le professionnalisme, le rendement, l’esprit d’initiative et le sens du devoir.
Pour cette première édition, deux catégories ont été retenues : les cadres administratifs et les agents subalternes. Les magistrats du siège et du parquet feront l’objet d’une évaluation spécifique à partir de 2026.
Selon le premier président, la reconnaissance du mérite constitue aujourd’hui un véritable outil moderne de management public permettant de renforcer la motivation individuelle, de favoriser une saine émulation entre collègues et d’améliorer globalement les performances de l’administration.
Deux agents distingués pour leur exemplarité
À l’issue du processus de sélection conduit durant plusieurs mois, deux collaborateurs se sont particulièrement illustrés par leur engagement professionnel.
Dans la catégorie des cadres administratifs, le prix du meilleur agent de l’année 2025 a été décerné à Baby Bokako Mpila, auditeur à la Cour des comptes.
Le premier président a salué sa compétence, sa rigueur et son sens élevé des responsabilités, notamment lors des travaux liés à la reddition des comptes du pouvoir central.
Dans la catégorie des agents subalternes, la distinction est revenue à Faustin Musinga Kimbamba, technicien de surface.
Son dévouement quotidien, sa discipline et son attachement à l’institution ont été particulièrement soulignés.
Jimmy Munganga a révélé que ce dernier avait même choisi de renoncer aux facilités de transport offertes au personnel afin de garantir sa ponctualité et d’éviter tout retard dans l’exercice de ses fonctions.
« Une telle attitude illustre un sens remarquable du devoir, de la discipline et de la responsabilité. Elle traduit surtout une conscience professionnelle exemplaire et un amour du travail bien fait », a affirmé le premier président.
Un véhicule et une parcelle pour récompenser le mérite
Pour matérialiser la reconnaissance de l’institution, les deux lauréats ont reçu chacun un diplôme de mérite professionnel ainsi qu’une récompense exceptionnelle.

L’auditeur Baby Bokako Mpila s’est vu attribuer une voiture de marque Toyota Vanguard, tandis que Faustin Musinga Kimbamba a reçu une parcelle, en récompense de son engagement exemplaire au service de la Cour des comptes.
À travers ces distinctions, la haute juridiction financière entend démontrer que l’excellence ne dépend ni du grade ni de la fonction occupée.
« Chaque fonction est importante. Chaque agent contribue à sa manière à la réalisation des missions de l’institution. L’excellence peut se rencontrer aussi bien dans un bureau d’audit que dans les services d’entretien. Le mérite n’a ni catégorie ni hiérarchie », a insisté Jimmy Munganga.
Faire du mérite un levier de performance publique
Pour le premier président, cette cérémonie marque le début d’une nouvelle dynamique institutionnelle fondée sur la valorisation du travail bien accompli, de la compétence, de la rigueur et de l’intégrité.
En récompensant les meilleurs agents de l’année 2025, la Cour des comptes entend consolider une culture de performance et de résultats, en cohérence avec sa mission de contrôle et de promotion de la bonne gouvernance des finances publiques.
Cette initiative, saluée par plusieurs participants, pourrait inspirer d’autres institutions publiques à placer la reconnaissance du mérite au cœur de leur politique de gestion des ressources humaines.
« Que chacun sache que le travail bien fait sera toujours apprécié et reconnu », a conclu Jimmy Munganga sous les applaudissements de l’assistance.



