Kermesse anarchique dans la concession de la commune de Bandal : Le bourgmestre Alphonse Ndofula se fait remonter les bretelles par le ministre provincial Alain Tshilungu

Avidité d’argent, telle est, sans mauvaise appréciation, l’attitude affichée par Alphonse Ndofula depuis son avènement vers fin 2022 à la tête de la municipalité de Bandalungwa, l’une qui compose les 24 que compte la ville de Kinshasa, en remplacement de Thierry Bayllon Gaibene.

Non sans raison, car après avoir transformé ou cédé toute la façade de la clôture donnant sur l’avenue Lubumbashi à des petits commerces, il a poussé le pion plus loin en voulant transformer l’enceinte, mieux la concession abritant les bureaux de la municipalité en une kermesse et ce, sans tenir compte des conditions. Or, en face de ses bureaux, sur le terrain du stade municipal abandonné depuis l’échec du projet de Matata Ponyo de le moderniser, est déjà érigée une autre kermesse dans des conditions salubres indésirables.

Pour, dénonce-t-on, un montant de 1.000 USD qu’Alphonse Ndofula aurait fixé pour un stand, il voulait privilégier le profit privé au détriment de la dignité de l’État. Et les agents communaux qui se voyaient déjà contraints de travailler au milieu des bruits de la musique dégagés par des débits de boisson, ont appelé le Gouverneur Daniel Bumba ainsi que les députés provinciaux à agir immédiatement d’autant plus que ce désordre administratif était une honte publique.

Cet appel a été vite entendu par la plus haute autorité urbaine qui a enjoint son ministre en charge des ITPR, affaires foncières, urbanisme et habitat, Alain Tshilungu, de rappeler à l’ordre le bourgmestre anarchiste à la recherche effrénée d’argent. Ce qui qui fait que dans une correspondance datant du 06 juin dernier, Alain Tshilungu a sommé Alphonse Ndofula de procéder à la démolition de cette kermesse qui s’érigeait dans la concession abritant les bureaux de la municipalité.

« Cette occupation est de nature à compromettre la destination administrative du domaine concerné, à porter atteinte à la sécurité des usagers et agents publics ainsi qu’à nuire au bon fonctionnement des services communaux. En votre qualité de gestionnaire de l’administration communale et garant de la préservation du patrimoine public placé sous votre responsabilité, vous êtes tenu de veiller au respect de l’affectation légale des biens publics », aécrit le ministre Alain Tshilungu à l’attention du bourgmestre, lui accordant 48 heures pour s’exécuter. Décision exécutée d’autant plus que rien ne se fait plus. A Alphonse Ndofula de restituer les fonds d’autrui déjà perçus.

Une autorité défaillante et somnolente à la tête de Bandalungwa

La majorité de Ndalois se plaignent de l’inefficacité de l’autorité placée à la tête de leur commune. Non seulement qu’Alphonse Ndofula est moins connu de ses administrés à cause de son absence et visibilité sur terrain, mais aussi de sans moins-performance dans les actions du développement et de la transformation positive de Bandalungwa. De ce fait, il est considéré comme le moins entreprenant, mieux le piètre que cette commune de Bandalungwa ait connue pendant les deux dernières décennies. Il est loin d’arriver à la cheville de Marie-Ange Makayabu, ni de Florent Lebe Mupiya, moins encore d’Anto Longange.

Non sans raison, car Bandal est devenue trop crasseuse qu’elle l’était sous son mandat. Comment Alphonse Ndofula peut-il contraindre un administré insalubre quand la cour de sa propre municipalité laisse à désirer, quand le caniveau devant ses bureaux reste longtemps bouché et bourré des bouteilles plastiques et autres déchets ? Bien que cette conduite des eaux soit curée récemment, toutes les immondices y dégagées trainent encore le long de l’avenue sans être évacuées. Tout le monde voit cela et se soucie, sauf le bourgmestre.

Comment le bourgmestre de Bandal peut-il contraindre ses administrés quand toute une avenue en face de la maison communale jadis empruntée par les véhicules, entre les bureaux de la Snel et la terrasse Parc des Princes pour déboucher sur l’avenue Inga, est devenue un véritable dépotoir, impraticable ?

Bandal c’est Paris ne l’est plus sous Alphonse Ndofula : presque tous les caniveaux sont bouchés, dégageant des eaux aux odeurs nauséabondes sur des artères ; des habitants inconscients laissent couler dans toute impunité les eaux des ménages et de toutes dans les rues, des véhicules en panne abandonnés par-ci, par-là, dans les rues sans inquiéter l’autorité municipale, des marchés pirates obstruant les voies sont érigés partout, des immondices dans les coins, la pollution sonore, tapage nocturne… Bref, Bandal vit l’absence totale de l’autorité de l’Etat.

Pour les Ndalois, l’insouciance dans la gouvernance de leur commune par Alhonse Ndofula est due, mieux justifiée par le fait que ce dernier habite ailleurs – il résiderait à Bibwa dans la commune de N’sele –, et le développement de la municipalité qu’il dirige, semble être le cadet de ses soucis, rien que l’argent l’intéresserait. Pour ne pas voir Bandal mourir complètement, les Ndalois réclament un autre bourgmestre plus efficace, qui doit impérativement résider dans cette commune pour bien vivre les réalités avec ses administrés, en remplacement de celui qui dirige depuis fin 2022 leur entité comme un étranger.

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