Le Directeur général de l’Autorité de régulation de la sous-traitance dans le secteur privé, Miguel Kashal Katemb, hausse le ton contre les entreprises jugées inéligibles dans le secteur de la sous-traitance en République démocratique du Congo.
Lors d’un briefing presse coanimé avec le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya Katembwe, le patron de l’ARSP a clairement affiché sa volonté de protéger les richesses nationales et de garantir aux entreprises congolaises leur place dans la chaîne de valeur économique.
Dans un style offensif, Miguel Kashal a dénoncé des sociétés opérant en RDC tout en étant basées à l’étranger, sans réelle contribution à l’économie nationale.
« Ceux qui veulent faire de l’argent au Congo doivent venir s’installer au Congo, créer des emplois et développer l’économie congolaise », a-t-il martelé.
La guerre contre les sociétés “fantômes”
Pour le DG de l’ARSP, plusieurs entreprises profitent des marchés de sous-traitance sans respecter la loi congolaise, notamment la disposition exigeant une participation majoritaire congolaise de 51 %.
Au Kongo Central, l’ARSP affirme avoir radié plusieurs sociétés considérées comme inéligibles après des opérations de contrôle menées notamment au port de Matadi et dans les cimenteries.
Une décision qui, selon Miguel Kashal, vise à mettre fin à un système où l’argent généré en RDC bénéficie davantage aux économies étrangères qu’aux Congolais eux-mêmes.
Priorité aux entreprises éligibles !
Le patron de l’ARSP insiste : la sous-traitance ne doit plus être un simple couloir d’enrichissement extérieur, mais un moteur de création d’emplois et de développement local.
Grâce aux contrôles engagés dans plusieurs provinces, l’établissement public veut favoriser les PME congolaises respectant les critères d’éligibilité et encourager des partenariats équilibrés entre investisseurs étrangers et entrepreneurs nationaux.
Dans cette dynamique, l’ARSP revendique déjà une forte progression du chiffre d’affaires de la sous-traitance, passé de 300 millions USD en 2022 à plus de 2 milliards USD en 2023.
Pour Miguel Kashal, cette politique doit permettre de consolider une véritable classe moyenne congolaise et soutenir la vision du Président Félix Tshisekedi axée sur la création massive d’emplois.



