A la 6ième édition de la Journée nationale de jeûne et de prière en faveur de la RDC, le samedi 13 décembre dernier en la Cathédrale du 1er Centenaire Protestant, laquelle journée avait pour thème “Restaurons notre alliance avec Dieu pour le salut de la RDC”, le président national de l’Eglise du Christ au Congo (ECC), le révérend pasteur André Bokondoa s’est adressé aux fidèles de son église et par ricochet au peuple congolais tout entier.
Pour lui, la situation socio-politique et économique du pays interpelle l’Église du Christ au Congo à exercer, avec courage et fidélité, sa mission prophétique, celle de dénoncer le mal, de soutenir la vérité, de proposer des voies de restauration, et surtout d’intercéder sans relâche en faveur de la Nation congolaise, de ses institutions et de l’ensemble de ses fils et filles, face aux puissances des ténèbres qui cherchent à obscurcir leur destinée collective.
“Les épreuves multiples que traverse notre pays annoncent des temps nouveaux, difficiles à discerner par le regard humain, mais accessibles à la lumière de la foi. Seule notre confiance en Dieu affermira nos pas jusqu’à l’accomplissement de Ses desseins, que ce soit par notre génération ou par celles à venir”, a déclaré le pasteur protestant qui reconnaît que “l’insécurité persistante à l’Est, avec une guerre injustement nous imposée ayant fait plusieurs millions de morts innocents, les déplacements massifs des populations, la pauvreté, l’injustice, la corruption et les blessures de notre histoire récente sont les signes d’un peuple éprouvé”.
Cependant, ne perdant pas sa foi et surtout l’espoir, le pasteur André Bokondoa raffermit : “malgré cette situation alarmante, sachons que jamais l’Eternel nous abandonne. Il a toujours été près de ceux qui sont sans force, l’espérance des désespérés, le secours des abandonnés, le sauveur de ceux qu’on amène à l’abattoir”.
Toutefois, face à la gravité de la situation, le pasteur André Bokondoa appelle à un examen profond d’autant plus que pour lui la crise que nous traversons n’est pas uniquement politique ou économique, elle est surtout spirituelle et morale.
“En ce jour saint, j’en appelle : Aux pasteurs, serviteurs et enfants de de Dieu, à se tenir à la brèche pour la Nation ; Aux fils et filles de Dieu, à devenir des artisans de paix et des instruments de construction ; Aux familles, à redevenir des autels vivants de prière ; Aux dirigeants, à gouverner dans la crainte de Dieu et la droiture ; À chaque Congolaise et à chaque Congolais, à se détourner du mal et à rechercher la paix”, recommande-t-il chacun de revoir son alliance avec Dieu car “ce n’est ni par la force ni par la puissance, mais par l’Esprit de l’Éternel que notre nation sera restaurée”, conclut-il.


