La rentrée scolaire 2025-2026 s’ouvre en République démocratique du Congo sous le sceau d’un engagement réaffirmé : celui de la gratuité de l’enseignement primaire public. Raïssa Malu, ministre d’État en charge de l’Éducation nationale, a rassuré, lors d’un briefing conjoint avec Patrick Muyaya, ministre de la Communication et médias, que cette politique sociale phare est irréversible et inscrite dans la Constitution.
« Je réaffirme que la gratuité et le caractère obligatoire de l’enseignement primaire public sont inscrits dans la Constitution. On ne peut pas revenir en arrière pour cette mesure », a martelé la ministre, balayant ainsi toute incertitude.
Un cap fixé : l’excellence éducative à l’horizon 2029
Au-delà de cette garantie, Raïssa Malu a dévoilé la vision gouvernementale pour l’avenir du système éducatif congolais. L’objectif est clair : hisser l’école congolaise au rang de modèle d’excellence en Afrique d’ici 2029.
« Nous voulons faire de l’éducation nationale le socle du développement durable dans nos territoires et également celui d’une citoyenneté responsable », a-t-elle indiqué, en soulignant que la réussite de cette ambition passe par une série de réformes et d’actions structurantes.
Modernisation et défis persistants
Depuis son entrée en fonction, le ministère de l’Éducation nationale a initié plusieurs chantiers, parmi lesquels l’intégration des technologies dans l’apprentissage. Mais la ministre reconnaît que l’un des défis majeurs demeure le déficit criant en infrastructures.
« On va continuer à accélérer la partie infrastructures, donc la création de nouvelles salles de classe, autant au niveau primaire que secondaire », a précisé Mme Malu.
Ce programme s’appuie sur une feuille de route couvrant les quatre prochaines années, incluant non seulement la construction d’écoles mais aussi la formation des enseignants, la révision des programmes scolaires et le renforcement des mécanismes de gouvernance éducative.
Un engagement collectif attendu
Patrick Muyaya, qui accompagnait la ministre, a insisté sur l’importance d’une communication claire et inclusive pour porter ce projet d’envergure nationale. Selon lui, la réussite de la réforme ne dépendra pas uniquement des ressources financières mobilisées par l’État, mais aussi de l’adhésion de l’ensemble des parties prenantes : enseignants, parents, élèves et partenaires internationaux.
Un test grandeur nature dès 2025-2026
La rentrée scolaire qui s’ouvre sera ainsi un moment clé pour mesurer la détermination du gouvernement à traduire ses engagements en actes concrets. Entre gratuité consolidée, infrastructures à renforcer et innovations pédagogiques à généraliser, la RDC se met en marche vers son ambition : faire de l’éducation un levier incontournable de transformation sociale, économique et citoyenne.


