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« A un moment, je me suis dit que je devais laisser tomber mon soutien à ce projet. Parce qu’il y a eu trop de critiques et de soupçons de corruption sur moi. Mais finalement je me suis aussi dit que je ne me laisse pas prendre dans le piège des ennemis du Congo qui ne veulent pas voir ce pays émerger. Voilà qu’aujourd’hui, le rêve devient déjà une réalité ». Propos du Vice-premier ministre et ministre des transports et voies de communication, José Makila, ce mercredi 21 mars devant les journalistes. Ce, après que le conseil des ministres sous la conduite du président de la république a examiné et adopté la veille, le projet de construction du port en eaux profondes à Banana, dans le Kongo central.

Certes, des soupçons de corruption et de pot de vin, il y en a eu beaucoup sur José Makila. En effet, la cérémonie prévue le samedi 28 octobre 2017 pour la signature de la convention entre la RDC et les Emirats Arabes unis en vue de la construction de ce port en eaux profondes, avait été annulée en dernières minutes alors que les invités étaient déjà installés dans le salon rouge de l’Immeuble Intelligent, cadre choisi pour cette signature entre le Vice-premier ministre en charge des Transports et voies de communication et les partenaires venus de Dubaï. La Présidence de la République voulait voir clair, avait appris Scooprdc.net à l’époque. Maintenant le feu vert qui lui est donné, c’est très sûr que les zones d’ombres ont été élaguées.

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Ainsi, la gestion du projet est confiée au ministre du Portefeuille qui représente les intérêts de l’Etat congolais. Le VPM José Makila gère les aspects techniques dudit projet qui sera exécuté par la firme DP World FZE des Emirats Arabes Unis qui a gagné ce marché. Le cout du projet est estimé à 1 milliard 169,5 millions de dollars américains dont 30%, soit près de 350 millions de dollars comme apport du Gouvernement congolais.  Le Port qui va s’étendre sur 1,6Km, aura un tirant d’eau de 15,5m, une capacité électrique de 20 méga volt et comportera 5 quais, 1 zone logistique et industrielle et 1 zone de stockage. Les travaux se feront en 4 phases sur une période de 36 mois.

La convention de collaboration qui établit le partenariat entre le Gouvernement congolais et DP WOLRD FZE, délègue le service de la gestion de ce Port en eaux profondes, à une société concessionnaire commune dans laquelle l’Etat congolais aura 30% de participation non dilluables au capital social et DP WORLD 70%. Ce qui fait que d’emblée les postes de PCA et de DGA de cette société reviendront au Gouvernement congolais. La mise en concession est de 30 ans avec possibilité de renouvellement de 20 ans après évaluation concluante. Et pour l’exécution du projet, les études environnementales menées par DP WOLRD, prévoient pour cause d’utilité publique que l’Etat congolais exproprie quelques services de l’Etat et communautés locales dans le périmètre du projet et relocalise certains.

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Selon José Makila, si le port en eaux profondes de Banana devenait opérationnel, il sera plus grand en termes de capacité d’accueil que ceux de Pointe-Noire au Congo-Brazzaville et Luanda en Angola dont sont tributaires les opérateurs économiques de la RDC. Ce qui lui fait dire qu’en  acceptant de construire ce port de Banana, c’est une guerre ouverte contre ceux qui détiennent le monde et voient leurs intérêts secoués. « C’est un défi pour le président Joseph Kabila et son gouvernement qui nécessite le soutien total du peuple congolais », interpelle le VPM José Makila.

Ginno Lungabu    


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