Il y a des personnes dont les bonnes empreintes restent indélébilement gravées dans l’histoire. Jules Alingete Key, inspecteur général des finances chef de service honoraire et émérite, fait partie de cette catégorie pour sa lutte acharnée contre la corruption et les détournements de deniers publics en République démocratique du Congo.
En effet, lundi 02 novembre lors du Forum économique RDC-Angleterre qui se tient à Westminster et va se clôturer mercredi 04 novembre 2026, le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku, a interrompu son intervention devant 90 investisseurs britanniques pour présenter un invité ovationné bruyamment par ces derniers pour ses batailles contre la corruption. Et cet invité c’est Jules Alingete.
« Dans cette salle, il y a l’ancien Inspecteur général des finances qui a fait un très grand travail pour lutter contre la corruption. Il peut se lever pour que vous le voyiez », a lancé le ministre aux investisseurs anglais.
Outre Julien Paluku, participent également à ce Forum dont le thème est : « minerais critiques, financement de l’industrialisation et sécurité énergétique, en vue d’une Déclaration de Londres », Patrick Muyaya et Jean-Lucien Bussa, respectivement ministre de la Communication et des médias et ministre de l’Aménagement du territoire, le gouverneur de Kinshasa Daniel Bumba et le directeur général du FPI, Hervé-Claude Ntumba Batukonke.
Il faut dire que pendant que Kinshasa mise sur l’exemption de droits de douane accordée par Londres – 98% des produits congolais – pour attirer des unités de production vers le pays, la bonne gouvernance devient un argument commercial. Et Jules Alingete est, dans le secteur minier, l’artisan principal de la revisitation du Contrat chinois ayant rapporté à la RDC 7 milliards USD avec d’autres avantages au lieu de 3,2 milliards initialement négociés sans véritablement être décaissés.
Pour rappel, en début août dernier, trois professeurs sud-africains de l’Université de Pretoria ont, dans leur livre paru à Londres, consacré tout un chapitre entier aux « avancées extraordinaires » de la lutte contre la corruption en République démocratique du Congo grâce au travail abattu par Jules Alingete.
Dans cet ouvrage intitulé « La Corruption publique en Afrique subsaharienne : Héritages, mesures et perceptions » et signé par Changwe Nshimbi, Sombo Muzata et Léon Mwamba Tshimpaka, Jules Alingete est présenté comme une « pièce maîtresse » de ce combat mené entre 2020 et 2025 sous le président Félix Tshisekedi.
Pour les universitaires qui ont de publié leur ouvrage, l’expérience congolaise entre 2020 et 2025 constitue désormais un cas d’étude dans la région. La combinaison d’une volonté politique au sommet de l’État et d’une structure technique d’audit et de contrôle indépendante est présentée comme un modèle.
Cette reconnaissance internationale du travail accompli par Jules Alingete, l’a été également à Marrakech au Maroc en décembre 2025 où il a été honoré par la Grande Ecole de Commerce (GEC) par titre de docteur honoris causa.
Ce qui est vrai, le nom de Jules Alingete reste incontournable dans la l’histoire de la lutte contre la corruption en RDC. Il est régulièrement cité ces dernières années par des institutions et des centres de recherche pour son rôle efficacement joué dans l’assainissement des finances publiques congolaises. N’en déplaise à ses pourfendeurs.



