Le ministre des Postes et télécommunications, Me José Mpanda Kabangu, a, vendredi 18 septembre 2026 dans la soirée à Paris, porté sur les fonts baptismaux le livre de l’Inspecteur général des finances honoraire et émérite Jules Alingete, intitulé « Le contrôle à priori des finances publiques en République démocratique du Congo : la raison d’être de la patrouille financière ».
« J’aimerais que cet ouvrage puisse être utilisé par les gestionnaires congolais dont je suis également. Que nous puissions faire la bonne gouvernance des finances publiques en République démocratique du Congo pour atteindre la vision de Son Excellence monsieur le président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, qui voudrait que le budget de l’Etat que vous avez trouvé à 4 milliards, qui a progressé jusqu’à 12 et aujourd’hui nous sommes à 24 milliards ; la vision qu’il avait quand il a pris l’engagement devant le peuple que le budget de l’Etat puisse arriver à 100 milliards. C’est possible. Si à travers la lecture minutieuse de cet ouvrage, chaque gestionnaire congolais pourra alors faire la gestion des finances publique d’une manière rigoureuse, nous pouvons réaliser le défi de cette vision », a déclaré Me José Mpanda Kabangu qui s’est dit très honoré par l’ancien gendarme financier de la RDC qui lui a confié le baptême de son livre.
De l’ouvrage à l’honneur
Le livre de Jules Alingete dans lequel il a couché sur 139 pages son expérience de 37 ans passés à l’Inspection générale des finances de la RDC, est réparti en 3 titres comportant respectivement 4, 5 et 4 chapitres.
Pour le préfacier, l’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la RDC auprès de la République française, le professeur ordinaire Emile Kasongo, l’ouvrage de Jules Alingete a une particularité singulière d’autant plus, écrit-il, que dans les annales de la gouvernance publique, rares sont les ouvrages qui osent sonder les profondeurs de la gestion financière avec une telle audace.
« ‘’Le contrôle à priori des finances publiques en République démocratique du Congo : la raison d’être de la patrouille financière’’, n’est pas une simple compilation de données, c’est une symphonie intellectuelle, une croisade contre les ombres qui menacent la prospérité d’une nation », mentionne le professeur ordinaire Emile Kasongo dans sa préface.
Et d’expliciter : « dans un contexte marqué par la corruption systémique et une faiblesse du contrôle judiciaire et de son observation des faiblesses du contrôle a posteriori des finances publiques congolaises, l’auteur s’est nourri d’un esprit à la fois de régulateur et de gendarme, dans le but de prévenir la criminalité financière, restaurer la discipline budgétaire et améliorer considérablement la gouvernance financière publique, en préconisant le contrôle à priori des finances publiques appelé ‘’patrouille financière’’, contre les dérives et le levier puissant pour la mobilisation des recettes publiques ».
D’après le préfacier, le grand mérite de ce livre est que lecteur y trouvera les analyses nécessaires pour prévenir les malversations financières avant qu’elles ne se produisent, restaurant ainsi la discipline budgétaire en améliorant la gestion des finances publiques. Il y trouvera également les principes fondamentaux des finances publiques, la collecte des recettes et l’exécution des dépenses, le tout vu à travers le prisme de ce mécanisme de contrôle a priori.
Non sans raison, car si tous les chapitres de cet ouvrage sont importants, celui consacré aux résultats obtenus par la République démocratique du Congo avec la mise en œuvre du contrôle a priori des finances publiques, démontre l’augmentation des recettes publiques réalisées, la réduction des exonérations illégales et des opérations de compensation des recettes par les dépenses, l’élargissement du répertoire de l’Administration fiscale, l’amélioration de la traçabilité de la dépense publique, l’amélioration de la trésorerie des entreprises et établissements publics, le respect de plus en plus établi de la procédure de passation des marchés dans les entreprises de l’Etat, la réduction des arriérés des salaires et des impôts dans les entreprises et établissements publics, l’amélioration de la cotation de la RDC dans le classement Transparency International (lutte contre la corruption) et l’instauration de la peur du gendarme…
Pour l’auteur, Jules Alingete, le contrôle a priori reste la seule méthode très efficace pour combattre la corruption et stopper les détournements des deniers publics en RDC.




