Par Jacques Kitenge.
Huit mois sans repos ni répit, pour la noble cause du redressement des Lignes maritimes congolaises (LMC), dont les défis sont colossaux, à tout point de vue. À travers une série de réformes structurelles, sous l’œil vigilant du ministère de tutelle et du conseil d’administration, le Directeur Général ad intérim des LMC, Gisèle Mbwansiem Mbiung, a planté résolument le décor de la modernisation de la gouvernance de cette entreprise publique qui se veut hautement stratégique et, de ce fait, insuffle une nouvelle dynamique. Ce, dans l’ultime vision du président de la République Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, qui prône une gestion des entreprises publiques fondée sur la bonne gouvernance, la transparence et la responsabilité.
Au cœur des réformes engagées figure l’assainissement des pratiques de gestion. Une lutte importante lancée par Gisèle Mbwansiem contre le favoritisme, le népotisme, le tribalisme, les rétrocommissions, le harcèlement ainsi que la surfacturation de certains marchés. Des efforts titanesques axés sur une rigueur sans pareille dans l’attribution des contrats, désormais basée sur les compétences et le respect des procédures.
Sur le plan social, la DG Gisèle Mbwansiem a largement imposé un climat de travail pleinement apaisé. Si autrefois des tensions divisaient certains services, son nouveau vent a permis progressivement de les dissiper, favorisant un environnement de travail plus serein. Notamment en ce qui concerne le respect des droits et devoirs. Le cas éloquent des primes et missions de service désormais accordées selon des critères jugés plus transparents et plus équitables.
Au-delà de la réorganisation interne, la relance de LMC SA conduite par la DG ad intérim passe aussi par le renforcement de ses partenariats. À cet effet, plusieurs accords stratégiques ont été conclus afin de repositionner l’entreprise sur le marché maritime régional et international.
Parmi eux, un mémorandum d’entente signé avec TASHICO, l’armement national Tanzanien, pour développer les activités sur le lac Tanganyika et en haute mer. Un autre partenariat lie désormais LMC SA à SOCOTRAM, l’armateur national de la République du Congo, avec l’ambition de renforcer le cabotage entre Pointe-Noire, Boma et Matadi avant une extension vers d’autres pays de la sous-région.
La Direction générale de LMC, par le biais de Gisèle Mbwansiem Mbiung, annonce également un accord avec la société chinoise Fast East pour l’ouverture d’une nouvelle ligne maritime entre Dar es Salaam et la Chine, ainsi qu’un partenariat avec Action B destiné à développer le transport routier, aussi bien sur le territoire national qu’au niveau transfrontalier.
Autre avancée mise en avant, le partenariat conclu avec PADS Corporation pour optimiser la collecte des droits de trafic maritime à l’exportation, avec l’objectif d’étendre ce dispositif aux opérations d’importation.
Le défi ultime de LMC SA tient en un mot : « la souveraineté ». Cela fait plus de trois décennies que l’armement national ne possède plus de bâtiment de mer en propre. Une anomalie stratégique que la nouvelle direction entend corriger.
Après huit mois d’intérim, Gisèle MBWANSIEM a posé les bases d’une transformation durable de LMC SA. Dans les prochains mois, il est clair que les effets concrets de ces réformes sur les performances de l’entreprise et sur sa capacité à redevenir un acteur majeur du secteur maritime en République démocratique du Congo seront davantage mesurables. Une femme à l’œuvre, bon vent à la paix sociale au sein des lignes maritimes, c’est dire autant que l’honneur revient au président de la République qui prône la masculinité positive dans la gestion de la chose publique.




