« Tshuapa, Bomoko pour la paix et le développement ». Tel est le slogan qui a marqué la grande rencontre organisée le samedi 18 juillet au Chapiteau du Palais du Peuple, à Kinshasa, et réunissant tous les dignitaires et fils de cette province issue du démembrement du grand Equateur.
Plus qu’un simple rassemblement communautaire, cette initiative s’est imposée comme un véritable plaidoyer en faveur de la réconciliation, de la cohésion sociale et du développement de la province de la Tshuapa. Notables, élus nationaux, chefs coutumiers, leaders communautaires et ressortissants de cette partie du pays se sont réunis autour d’un objectif commun : faire de l’unité le principal moteur du développement.
Dans un contexte où plusieurs provinces congolaises sont confrontées aux défis de la gouvernance, de la paix et du développement, les organisateurs ont choisi de placer l’unité au centre de toutes les priorités pour amorcer ensemble les grands projets devant épanouir économiquement la province.
Un message porté avec conviction par le ministre d’État, ministre des Relations avec le Parlement, Me Guy Loando Mboyo, initiateur de cette dynamique de rassemblement : « L’unité est la première infrastructure du développement »
Cette déclaration de Guy Loando a constitué le moment fort de la rencontre.
Pour le ministre d’État, aucune route, aucun hôpital, aucune école, ni aucun investissement ne peuvent produire des résultats durables dans un climat de division.
Selon lui, la première richesse d’une province demeure la cohésion entre ses filles et ses fils.
« L’unité est la première infrastructure du développement », a-t-il affirmé et martelé, invitant les ressortissants de la Tshuapa à faire de la paix, de la solidarité et de la fraternité les fondements d’une province prospère.
Le membre du Gouvernement a rappelé que cette rencontre s’inscrit dans la continuité de l’initiative « Boende – Tshuapa pour Jésus, Tshuapa pour la Paix », organisée les 26 et 27 juin dernier à Boende au Stade qui porte son nom, au cours de laquelle il s’est réconcilié sincèrement avec son principal antagoniste Willy Bakonga.
À ses yeux, cette démarche traduit une volonté de consolider durablement la paix et de s’inscrire dans la vision du président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, fondée sur le développement harmonieux des provinces.
Dépasser les divisions pour servir l’intérêt général
Les travaux, ouverts par un huis clos présidé par le président de l’Assemblée nationale, Aimé Boji Sangara, ont permis aux différentes composantes de la province d’échanger sur les principaux défis qui freinent encore le développement de la Tshuapa.
À l’issue des discussions, le député national Pancrace Boongo Nkoy a présenté les résolutions de la rencontre. Celles-ci appellent les filles et fils de la province à placer l’intérêt général au-dessus des considérations politiques, personnelles ou communautaires.
Le message est sans équivoque : les rivalités internes ne peuvent que retarder le développement, tandis que l’unité constitue le socle de toute ambition collective.
Faire de la pauvreté l’ennemi commun
Au-delà des discours, les participants ont identifié les véritables priorités de la province. Pour les notables présents, le véritable adversaire de la Tshuapa n’est ni politique ni communautaire, mais la pauvreté, le chômage des jeunes, l’enclavement des territoires et le manque d’infrastructures de base.
Ils ont plaidé pour des investissements en faveur de la jeunesse, de l’éducation, des routes, des infrastructures sociales ainsi que du désenclavement de la province, estimant que ces actions permettront de valoriser pleinement les immenses potentialités de la Tshuapa.
Une rencontre à forte portée politique
Au-delà de son caractère communautaire, « Tshuapa, Bomoko pour la paix et le développement » apparaît comme un message politique fort. En réunissant autour d’une même table autorités politiques, parlementaires, chefs coutumiers et leaders communautaires, les organisateurs ont voulu démontrer que le développement de la province doit transcender les clivages et les intérêts particuliers.
Les intervenants ont insisté sur le fait que les infrastructures matérielles ne suffisent pas à elles seules à transformer une province. Avant de bâtir des routes, des ponts ou des bâtiments publics, il est indispensable de reconstruire la confiance entre les populations et de restaurer la fraternité.
La Tshuapa possède d’importantes ressources humaines et naturelles. Toutefois, ont-ils souligné, ces atouts ne pourront produire leurs effets que dans un environnement marqué par la stabilité, la paix et la cohésion sociale.
En érigeant l’unité en véritable levier de développement, Guy Loando et les participants ambitionnent d’ouvrir une nouvelle page de l’histoire de la Tshuapa, fondée sur le dialogue, la responsabilité collective et l’engagement commun en faveur du progrès.
Il convient de rappeler que cette importante rencontre s’est déroulée en présence du président de l’Assemblée nationale, Aimé Boji Sangara, ainsi que du rapporteur de la Chambre basse, Jacques Djoli Eseng’Ekeli, de l’ancien ministre Willy Bakonga et de plusieurs autres notabilités de la province. Leur participation a donné un poids institutionnel et politique particulier à cette initiative, traduisant une volonté commune de faire de la paix, de l’unité et de la cohésion les piliers du développement de la Tshuapa.




