Il n’y plus d’ombre. La RDC a décidé officiellement de présenter un candidat au poste de secrétaire général de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF). En effet, réuni en Conseil des ministres ce vendredi 30 janvier 2026, le gouvernement a annoncé que la RDC présentera un candidat à ce poste occupé pendant deux mandats (8 ans) par la Rwandaise Louise Mushikiwabo.
Avec cette décision, voici ce que dit le Règlement unique des instances de la Francophonie :
* Conformément à l’article 6 de la Charte de la Francophonie, le Secrétaire général est élu pour un mandat de quatre (4) ans par les Chefs d’État ou de gouvernement. Son mandat peut être renouvelé selon la même procédure. Il est placé sous l’autorité des instances.
* La Conférence ministérielle de la Francophonie ordinaire se tenant l’année précédant un Sommet électif, lance un appel à candidature pour pourvoir au poste de Secrétaire général et fixe une date limite de dépôt des candidatures qui ne peut être inférieur à six (6) mois avant le Sommet électif.
* L’appel à candidature est ouvert à tout ressortissant d’un État ou gouvernement membre de plein droit remplissant les critères suivants :
1. posséder les plus hautes qualités de compétence, de qualification, d’expérience et d’intégrité ;
2. avoir exercé les fonctions de Chef d’État ou de gouvernement ou d’autres fonctions officielles importantes dans l’État ou gouvernement dont il est ressortissant, ou encore avoir occupé une fonction de responsabilité à la tête d’une organisation internationale ou régionale ;
3. avoir fait la preuve de son engagement en faveur des valeurs et priorités énoncées dans la Charte de la Francophonie.
* La lettre de candidature doit s’accompagner d’une présentation à l’attention des États et gouvernements membres de l’OIF dans laquelle le candidat expose sa vision de la Francophonie, les orientations prioritaires qu’il entend développer pour assurer le rayonnement de la Francophonie dans le monde, ainsi que les grands axes de l’action multilatérale francophone qu’il entend mettre en œuvre durant son mandat.
* Toute candidature au poste de Secrétaire général doit être adressée, par les voies diplomatiques habituelles, par un État ou gouvernement membre de plein droit auprès du président en exercice du Sommet qui en prend acte. Chaque État ou gouvernement membre de plein droit ne peut présenter qu’une seule candidature.
* Le Président en exercice du Sommet informe par une communication officielle les États et gouvernements membres ainsi que l’OIF des candidatures reçues dans les délais impartis, en l’accompagnant des dossiers de candidature.
* Les candidats au poste de Secrétaire général sont invités à présenter leur vision stratégique de la Francophonie dans le cadre d’une Conférence ministérielle de la Francophonie extraordinaire convoquée à l’initiative de sa présidence et réservée aux seuls États et gouvernements membres de plein droit, au plus tard trois (3) mois avant le Sommet.
* Le Sommet élit le Secrétaire général lors d’un huis clos, par consensus, ou à défaut, par voie de vote. Est élu le ou la candidat (e) ayant obtenu la majorité simple des voix des membres présents et votants.
Louis Mushikiwabo, poids mouche face à Isidore Kwandja
Si le gouvernement congolais décidé de présenter la candidature d’Isidore Kwandja, directeur national des Jeux de la francophonie, ce qui est d’ailleurs souhaitable, il n’y aura pas match entre lui et la Rwandaise au regard de leurs cursus.
Louise Mushikiwabo est gradué graduée en Anglais de l’Université du Rwanda, puis licenciée en interprétariat en français de l’Université du Delaware aux États-Unis. Tandis qu’Isidore Kwandja, doublement licencié en Histoire (Université pédagogue nationale, Kinshasa, RDC) et en Bibliothéconomie et Documentation, (Université protestante au Congo, RDC), fait des études doctorales en Recherche interdisciplinaire en enjeux sociaux contemporains, Faculté de Philosophie de l’Université Saint-Paul d’Ottawa, au Canada. Et son sujet de thèse est : « Principe responsabilité de Hans Jonas appliqué aux défis climatiques : Analyse comparée du principe des responsabilités communes mais différenciées ».
Il est détenteur de plusieurs maîtrises, notamment ès arts (M.A.) en Science politique et Relations internationales, École d’études politiques, Université d’Ottawa, Canada ; maîtrise (M.A.P.), profil professionnel, en Analyse des politiques publiques, École nationale d’administration publique, Québec-Canada.
Il a deux masters de spécialisation en droit international des droits de l’homme, (Université catholique de Louvain et Université Saint-Louis de Bruxelles, Belgique) et en Études du développement (Faculté des sciences économiques, sociales, politiques et de communication, Université catholique de Louvain, Belgique).
Outre son certificat d’études supérieures en Coopération au développement, de l’Université libre de Bruxelles en Belgique, il détient quatre diplômes. Primo, d’études supérieures spécialisées (D.E.S.S.), profil gestionnaire, en Management public de l’École nationale d’administration publique, Québec-Canada ; secundo, d’études supérieures (D.E.S.) en Éthique publique, Faculté de philosophie de l’Université Saint-Paul d’Ottawa, Canada ; tertio, d’études supérieures (D.E.S.) en économie et développement de l’Université catholique du Congo, RDC, et quarto, un diplôme spécial en sciences et techniques de développement aux Facultés catholiques du Congo, RDC.
En dehors de tous ces titres, Isidore Kwandja a suivi beaucoup de formations spécialisées et obtenu des certificats en Droit international, notamment en Droit international public à l’Académie de droit international de La Haye au Pays-Bas ; en Droit international de l’environnement à l’Institut des Nations Unies pour la formation et la recherche, UNITAR-Genève ; en Droit international humanitaire au Comité international de la Croix-Rouge, Belgique ; en Droit international et droit comparé des droits de l’homme (Protection internationale des droits des victimes) à l’Institut International des droits de l’homme, Strasbourg, France ; en Droit international et droit comparé des droits de l’homme (Droit à l’éducation) à l’Institut International des droits de l’homme, Strasbourg, France ; en Droit international et droit comparé des droits de l’homme (Migrations de populations) à l’Institut International des droits de l’homme, Strasbourg, France.
A cela il faut ajouter le Certificat d’enseignement aux droits de l’homme du Centre international d’enseignement des droits de l’homme dans les universités, Strasbourg, France ; le Certificat de formation en éducation aux droits humains de l’EQUITAS-Centre international de formation aux droits humains à Montréal, Canada ; le Certificat de formation en droits humains (Diversité et droits de la personne) du Centre québécois de formation des jeunes en droits humains, Montréal, Canada ; et le Certificat de formation en analyse comparative entre les sexes+ (ACS+), un outil d’analyse des inégalités complexes à prendre en compte dans l’élaboration des politiques publiques pour faire progresser l’égalité des sexes du Ministère de la Condition féminine du Canada.
Bref, son profil n’est pas minable pour être candidat à ce poste de SG de l’OIF au regard aussi de son expérience dans cette structure (Lire l’article de Scoop RDC : Francophonie : Pourquoi la RDC ne peut-elle pas présenter la candidature de Isidore Kwandja Ngembo ?)


