Escortes, sirènes et gyrophares interdits sur toute l’étendue du territoire : La décision de Shabani sera-t-elle respectée ? 

Le vice-premier ministre, ministre de l’Intérieur, sécurité, décentralisation et affaires coutumières, Jacquemain Shabani, a pris tout le monde de court ce mardi 09 décembre 2025 après-midi, en décrétant l’interdiction immédiate de l’usage des escortes, sirènes, gyrophares et autres feux multicolores sur les artères publiques et ce, sur l’ensemble du territoire national. Une décision choc ou un coup d’épée dans l’eau ?

Selon les informations issues de son cabinet, cette mesure n’est pas un simple rappel à l’ordre. C’est un coup de poing destiné à mettre fin au chaos organisé sur les routes, où certains individus parfois sans aucune qualité officielle se permettent de transformer la circulation en parcours d’intimidation, bousculant les usagers sous prétexte de “mission urgente”.

Le Ministère de l’Intérieur parle clairement d’un objectif : rétablir l’ordre public et ramener la discipline sur les routes. Un langage qui ne laisse aucun doute sur l’exaspération des autorités face à la multiplication des abus, ayant créé une véritable jungle urbaine où klaxons, sirènes et passages forcés imposent leur loi.

En filigrane, le gouvernement veut aussi reprendre la main sur les privilèges protocolaires, souvent détournés par des personnalités ou pseudo-agents qui s’arrogent des droits inexistants. Une pratique devenue monnaie courante et source de frustrations pour la population.

Les forces de l’ordre ont été instruites de faire respecter cette interdiction sans état d’âme. Les sanctions promises seront “sévères”, assure une source sécuritaire, qui parle d’une opération nationale de “nettoyage sonore et lumineux”.

Mais la plus grande question demeure : Cette décision, applaudie par l’opinion, survivra-t-elle à l’épreuve du terrain ?  Fera-t-elle trembler les habitués des “privilèges roulants” ? Connaissant la léthargie et l’inefficacité dans le suivi de grandes décisions gouvernementales pourtant salutaires dans le pays, la prudence recommanderait de seulement croiser les doigts. 

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