La bonne gouvernance financière reste au cœur des priorités en République démocratique du Congo. Jeudi 21 août 2025 à Kinshasa, la Cour des comptes, représentée par son premier président Jimmy Munganga, et l’Inspection générale des finances (IGF), conduite par son nouveau patron Christophe Bitasimwa, ont tenu une première rencontre consacrée à l’harmonisation de leurs rapports de collaboration. Objectif : renforcer la synergie entre ces deux institutions clés du contrôle des finances publiques.
Une première rencontre sous le sceau de la coopération
A l’issue de cette rencontre, le premier président de la Cour des comptes a rappelé le contexte de cette initiative. « Il y a environ trois mois, le chef de l’État a procédé à la nomination des nouveaux animateurs à la tête de l’IGF. J’estime qu’il est important que je reçoive ici, à la Cour, l’inspecteur général, chef des services, pour un premier contact physique. Et que nous fassions aussi d’une pierre deux coups, en échangeant autour de l’harmonisation des rapports de collaboration qui doivent exister entre la Cour des comptes et l’IGF », a déclaré Jimmy Munganga.
Complémentarité des missions
Bien que partageant un mandat commun de contrôle des finances publiques, les deux institutions évoluent dans des champs d’action distincts. La Cour des comptes, institution constitutionnelle, est chargée d’examiner la régularité et la sincérité des comptes de l’État, des provinces et des entités territoriales décentralisées. L’IGF, quant à elle, rattachée à la présidence de la République, veille à la bonne utilisation des fonds publics et lutte contre la fraude ainsi que la corruption.
Cette complémentarité exige une meilleure articulation des missions afin d’éviter les doublons et de maximiser l’efficacité du contrôle.
Un signal fort de redevabilité
Dans un contexte marqué par les défis de transparence et de discipline budgétaire, cette rencontre apparaît comme un signal fort. Elle témoigne d’une volonté politique de renforcer la redevabilité et de consolider une gouvernance plus rigoureuse dans la gestion des ressources publiques.
Perspectives
Les deux parties se sont engagées à élaborer un cadre pratique de collaboration incluant des mécanismes clairs de partage d’informations et de coordination des missions de contrôle. Une démarche qui, selon plusieurs observateurs, pourrait contribuer à restaurer la confiance des citoyens dans les institutions de la République.
Rappelons que le nouvel inspecteur général, chef de service de l’IGF, Christophe Bitasimwa, a récemment été nommé par l’ordonnance présidentielle en remplacement de Jules Alingete, admis à la retraite.


