Bien qu’il soit absent du pays, François Beya, ancien Conseiller spécial du président de la République Félix Tshisekedi, comparaissait toujours à travers ses avocats devant la Haute Cour militaire. C’est dans le dossier « complot contre la vie ou la personne du chef de l’État et outrage au président », dossier pour lequel il avait été arrêté le 05 février 2022.
A l’audience de vendredi 18 juillet dernier, jusqu’au-boutiste, le ministère public a finalement requis une peine d’une année de prison avec un sursis de six mois.
Bien que cette peine réclamée soit la moins clémente au regard des accusations, ses avocats dont le collectif est dirigé par Me Jeannot Bukoko, estiment que leur client doit être simplement et purement acquitté, son dossier étant complètement et totalement vide (Lire les articles de Scoop RDC : Procès François Beya : Le Ministère public sérieusement en difficulté de soutenir ses accusations ! et Procès François Beya : Les preuves balbutiantes du Ministère public !).
Pour Me Jeannot Bukoko et ses confrères, c’est plutôt leur client François Beya qui a été victime d’un vaste complot (des services, Ndlr) et non le président de la République Félix Tshisekedi comme l’insinue le ministère public même si ce dernier évoque les circonstances atténuantes liées à l’âge avancé et l’état de santé fragile du prévenu pour justifier sa faible peine qui, malheureusement correspond pratiquement à tout le temps que le sécurocrate a passé en détention.
De l’avis de plusieurs observateurs, ce faible réquisitoire balise la voie à un acquittement. Mais seulement l’officier du ministère public a refusé de s’avouer vaincu pour ne pas se ridiculiser, préférant laisser la charge aux juges de laver celui qui a beaucoup œuvré avec compétence et abnégation plus de 40 ans dans le service d’intelligence, mais qui a été tout simplement victime de la guerre de palais qui a, par la justice de Dieu, emporté aujourd’hui tous ses détracteurs qui avaient induit le chef de l’Etat en erreur. A ce jour, le jugement de l’histoire rend tous ses détracteurs anorexiques.


