Dans une dynamique de réforme ambitieuse et de modernisation assumée, le ministre délégué chargé des anciens combattants, Eliezer Ntambwe Mposhi, a posé lundi 27 avril ses valises au cœur de l’un des bastions industriels les plus stratégiques du continent africain : l’Organisation arabe de l’industrie militaire et civile égyptienne.
Accueilli avec tous les honneurs par le Général de Division Tawhid, le membre du gouvernement congolais a découvert un écosystème industriel où se conjuguent rigueur, autonomie et puissance de production. Missiles, munitions, véhicules blindés, ambulances, aéronefs et équipements électroniques de pointe : l’institution égyptienne s’impose comme un véritable pilier de souveraineté technologique et militaire.
Au fil des échanges avec les responsables des différents départements, Eliezer Ntambwe a été plongé dans une mécanique bien huilée, où chaque maillon de la chaîne industrielle répond à une logique de performance, de qualité et de rapidité d’exécution, tout en maintenant des coûts maîtrisés.
Séduit par ce modèle qu’il qualifie de « leçon d’indépendance stratégique », le ministre congolais n’a pas caché son admiration pour l’organisation visitée, voyant en elle une source d’inspiration directe pour la transformation du secteur des anciens combattants en République démocratique du Congo.
« Nous avons été impressionnés par ce niveau d’autonomie et de souveraineté dans la défense de la patrie », a-t-il déclaré, avant de paraphraser le maréchal Mobutu : « Entre un ami et un frère, le choix est clair », une formule lourde de symboles dans un contexte de rapprochement diplomatique.
Cette visite, marquée également par un échange de présents et un dîner officiel, ouvre la voie à de possibles pistes de coopération entre Kinshasa et Le Caire, dans une logique de transfert d’expertise et de renforcement institutionnel.
Derrière les protocoles et les sourires diplomatiques, c’est surtout une ambition qui se dessine : celle de transformer un secteur longtemps considéré comme sensible en véritable levier de dignité, de prise en charge et de reconnaissance des anciens combattants congolais.



