Vous avez aimé ? Partagez !
  • 19
    Partages

Le vice-premier ministre et ministre des affaires étrangères, Léonard She Okitundu a annoncé aux journalistes dans une conférence de presse, ce mardi 03 avril, la formalisation du refus catégorique de son gouvernement de participer à la Conférence de haut niveau des donateurs sur la situation humanitaire en RDC, prévue le 13 avril prochain dans la capitale suisse. Il confirme l’avoir communiqué au Secrétaire général des Nations Unies dans une correspondance remise le 31 mars dernier à sa représentante spéciale en RDC, Mme Leila Zerrougui.

La raison principale de cette déclinaison, selon Léonard She Okitundu, c’est le classement de la RDC en L3 (Level 3), c’est-à-dire le niveau de gravité le plus élevé, catégorisant l’image de catastrophe extrême et généralisée qui assimile la situation humanitaire en RDC à certains pays du monde où se déroulent des guerres de haute intensité et qui engagent les armées de plusieurs pays avec des bombardements massifs et récurrents, et accompagnés d’un effondrement de l’Etat (Ndlr : l’exemple du Yémen et de la Syrie). Selon  le VPM She Okitundu, le RDC qui fait tout simplement face à des attaques non conventionnelles et asymétriques des groupuscules terroristes et des groupes armés criminels, n’est pas à mettre dans ce panier.

Lire aussi :  RDC : reportées deux fois, ces élections que Corneille Nangaa risque de ne pas organiser

C’est cette exagération dans la description pour le moins excessive, bien que la situation humanitaire soit peu reluisante dans certains coins du pays, qui étonne le gouvernement congolais. Outre, il est aussi question de l’unilatéralité  irrespectueuse de la souveraineté de la RDC. She s’indigne auprès d’Antonio Guterres du fait que les autorités congolaises ne soient pas préalablement impliquées dans le processus de préparation et d’organisation de cette conférence de Genève, y compris la définition commune des termes de référence ainsi que des mécanismes de suivi et de mise en œuvre du programme qui en découle, et enfin le rôle dévolu au Gouvernement congolais.

D’après le patron de la diplomatie congolaise, cette attitude « inédite » des partenaires humanitaires est contraire aux textes internationaux en la matière qui établissent la responsabilité première de chaque Etat dans la gestion des aides humanitaires. En bon juriste, il cite la résolution 46/182 du 19 décembre 1991 de l’Assemblée générale de l’Onu sur le renforcement de la coordination de l’aide humanitaire d’urgence ainsi que la Convention de l’Union africaine sur la protection et l’assistance aux personnes déplacées en Afrique.

Lire aussi :  Assemblée nationale : Aubin Minaku tue la démocratie, accuse Toussaint Alonga

Le refus du Gouvernement formalisé par Léonard She Okitundu, a été déjà annoncé il y a une semaine par le VPM des Transports et Voies de Communication, José Makila, alors assumant l’intérim du premier ministre en déplacement.  She comme Makila conditionnent cette participation par  la convocation, avant la Conférence de Genève, d’une réunion d’harmonisation des points de vue sur des matières qui fâchent en vue d’avoir un même entendement dans la conduite des affaires humanitaires en RDC. D’après  les autorités de Kinshasa, l’activation du niveau d’urgence humanitaire le plus élevé basée sur des faits non réels, constitue un frein par le développement du pays pourtant en quête de son redressement après cette période post-conflit.

Owandi.


Vous avez aimé ? Partagez !
  • 19
    Partages