Parti pour poser la première pierre de la construction du bâtiment de la Caisse nationale de sécurité sociale des agents publics de l’État (CNSSAP), le vice-premier ministre, ministre de la Fonction publique, Jean-Pierre Lihau, a gravement menti en utilisant le nom du président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi.
« Nous posons ce geste selon la vision du président de la République qui veut que chaque province soit dotée du siège de la CNSSAP et que chaque territoire ait une représentation », a-t-il déclaré, truelle à la main en train de poser la première pierre.
Si Jean-Pierre cite le nom du président de la République, Felix-Antoine Tshisekedi, il y a lieu de lui rappeler tout de suite que lorsque ce dernier évoque la province, il voit sans ambages son chef-lieu. Et le chef-lieu de la province Sankuru s’appelle Lusambo-ville et non Lodja.
Cette construction devait, sans discussion aucune, commencer par Lusambo-ville et par la suite Lodja qui a jusqu’à preuve du contraire le statut d’une cité et chef-lieu du territoire qui porte le même nom, devait, à l’instar des cités de Lubefu, de Lomela, de Katako Kombe et de Lomela, bénéficier d’une représentation et non d’un siège provincial.
Pourquoi alors mentir au nom du chef de l’Etat ? Lihau, est-il induit en erreur ou ne maitrise-t-il pas la géographie administrative de la RDC ? S’il était chez lui à la Mongala, allait-il construire ce siège à Bumba ou à Lisala qui est chef-lieu de la province ?
La même erreur que commet Jean-Pierre Lihau aujourd’hui, a été reprochée tout récemment à la ministre de l’Enseignement supérieur et universitaire, Marie-Thérèse Sombo, qui a délocalisé la construction d’une université moderne à Lodja alors que le président de la République avait recommandé cette construction dans chaque chef-lieu de la province.
Avec la détermination affichée du nouveau gouverneur, Me Jules Lodi Emungu, de ramener toutes les divisions provinciales de l’administration publique déportées à Lodja par l’ancien gouverneur Berthold Ulungu, natif de ce territoire, les Lusvillois interpellent le président de la République et sollicitent son intervention pour la réparation de ces deux bémols, en vue de valoriser leur ville à qui, l’UDPS et la République sont redevables du fait que la démocratie est partie de là avec la rédaction et la saisie de la lettre ouverte de 13 parlementaires adressée au président Mobutu en 1980 (lire l’article de Scoop RDC : Démocratie en RDC : Une histoire qui commence à Nsangayi. L’UDPS très redevable à Lusambo-ville ). Ça sera vraie justice.




