Recrudescence des tueries à Makala et Selembao : Très inquiet, le député Éric Tshikuma interpelle vivement le Gouvernement

« Lorsqu’un innocent tombe sous les balles et que le silence s’installe, c’est l’autorité de l’État qui vacille ». Cet adage trouve un écho particulier dans la capitale congolaise, où la recrudescence des tueries dans plusieurs communes suscite une vive inquiétude et relance le débat sur la sécurité des populations.

Après une série de drames survenus dans les communes de Makala et Selembao, le député national Éric Tshikuma Mwimbayi, élu de la Funa, est monté au créneau pour exiger une réaction énergique des autorités face à ce qu’il qualifie de menace grandissante contre la sécurité des populations.

Lors de la séance plénière du samedi 24 juillet 2026 à l’Assemblée nationale, l’élu a déposé une motion d’information afin d’alerter la représentation nationale sur la multiplication des actes de violence perpétrés par des hommes armés dans plusieurs quartiers de ces deux communes. Pour lui, ces crimes, qui endeuillent de nombreuses familles, traduisent une dégradation préoccupante de la sécurité publique et fragilisent davantage la confiance des citoyens envers les institutions de l’État.

Cette intervention s’inscrit dans un contexte marqué par plusieurs assassinats ayant profondément choqué l’opinion. 

À Makala, les familles d’Arnold Landu Ngondi, habitant de l’avenue Kiyila au quartier Malala, et d’Étienne Mabiala, domicilié au numéro 15 de l’avenue Makala, quartier Tampa, pleurent leurs fils, tués par balles par des hommes armés.

À Selembao, au quartier Kalunga, la famille de Michou Mininsa Maledi traverse également une terrible épreuve. L’un de ses fils a été abattu dans des circonstances similaires, tandis que son frère, grièvement blessé par des tirs, poursuit actuellement sa prise en charge médicale.

Face à cette situation, Éric Tshikuma plaide pour l’ouverture immédiate d’enquêtes indépendantes afin de faire toute la lumière sur ces assassinats. Il demande également que tous les présumés auteurs, coauteurs et complices, qu’ils soient civils ou membres des forces de sécurité, soient identifiés, arrêtés et traduits devant les juridictions compétentes pour répondre de leurs actes.

Le député appelle en outre le Gouvernement à renforcer les dispositifs de sécurité dans les zones les plus exposées, à mettre en œuvre un plan d’urgence de sécurisation de la ville de Kinshasa et à apporter une assistance appropriée aux familles des victimes.

Sur le plan institutionnel, l’élu de la Funa sollicite la transmission, dans un délai de quinze jours, d’un rapport circonstancié du Gouvernement au Bureau de l’Assemblée nationale. Il propose également l’audition des ministres en charge des secteurs concernés devant la Commission Défense et Sécurité, ainsi que le déploiement d’une mission parlementaire destinée à évaluer la situation sécuritaire dans l’ensemble de la capitale et à formuler des recommandations.

« La sécurité des citoyens n’est pas une faveur, mais un devoir de l’État. Chaque citoyen mérite protection, justice et dignité », insiste Éric Tshikuma, appelant les pouvoirs publics à agir avec fermeté pour enrayer cette spirale de violence qui inquiète de plus en plus les habitants de Kinshasa.

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