SYNACK : Denis Kambayi salue les avancées dans l’espace Grand Kasaï sous Tshisekedi et réclame des poursuites contre les détourneurs

Cinq ans après la remise d’un mémorandum au président Félix Tshisekedi sur les préoccupations majeures de l’espace Grand Kasaï, la notabilité kasaïenne est sortie de sa réserve.

À travers une conférence de presse organisée ce samedi 02 mai 2026 à Kinshasa par la Synergie des notables et associations du Grand Kasaï (SYNACK), son président Denis Kambayi a salué les avancées enregistrées sous la gouvernance du chef de l’État dans l’espace Grand Kasaï, tout en réclamant des poursuites judiciaires contre les auteurs présumés de détournements des fonds destinés aux projets de développement de la région.

Face aux journalistes, Denis Kambayi a reconnu plusieurs progrès réalisés dans cette partie du pays, tout en dénonçant des pratiques de mauvaise gestion qui freinent encore le développement.

Des réalisations saluées dans le Grand Kasaï

Dans son intervention, le président de la notabilité a mis en avant plusieurs projets exécutés ou relancés dans l’espace Grand Kasaï, notamment :

* le programme des 100 jours ;

* les travaux de voiries urbaines à Kananga, Mbuji-Mayi, Tshikapa et Kabinda ;

* les projets agro-pastoraux de Luanyi et Katende ;

* la relance du barrage de Katende ;

* la réhabilitation de la route Kananga–Kalamba Mbuji ;

* la modernisation des aéroports de Kananga et Mbuji-Mayi ;

* ainsi que la construction d’universités modernes dans les deux grandes villes du Kasaï.

Pour Denis Kambayi, ces infrastructures constituent une avancée historique pour une région longtemps marginalisée.

« C’est la première fois depuis les années 60 que le Grand Kasaï bénéficie d’universités modernes. Ceux qui critiquent cela sont simplement de mauvaise foi », a-t-il déclaré.

Recadrage de Jean-Marc Kabund

Le moment fort de la conférence de presse reste la réaction de Denis Kambayi aux déclarations de l’opposant Jean-Marc Kabund, qui aurait estimé que la priorité du Grand Kasaï n’était pas les universités mais plutôt la nourriture.

Une sortie qui a suscité de vives réactions dans plusieurs milieux kasaïens.

« Si vous voulez anéantir un peuple, ne l’envoyez pas à l’école », a lancé Denis Kambayi devant les journalistes. Selon lui, banaliser les infrastructures universitaires revient à mépriser la jeunesse du Grand Kasaï.

« Les enfants du Kasaï qui n’avaient pas les moyens d’aller étudier à Kinshasa ou Lubumbashi peuvent désormais étudier dans des infrastructures dignes », a-t-il souligné.

Appel à des poursuites contre les détourneurs

Au-delà des éloges adressés au chef de l’État, la SYNACK a insisté sur la nécessité de lutter contre la corruption dans la gestion des projets publics.

Denis Kambayi a appelé à la mise en place d’une commission judiciaire pour enquêter sur les détournements présumés des fonds alloués aux infrastructures du Grand Kasaï.

« Nous ne voulons plus seulement des missions parlementaires. Ceux qui ont détourné l’argent destiné au Grand Kasaï doivent répondre devant la justice », a-t-il martelé.

Katende, un projet stratégique

Concernant le barrage de Katende, Denis Kambayi s’est montré optimiste, estimant qu’il représente un levier majeur pour le développement économique du Grand Kasaï.

Selon lui, ce projet énergétique pourrait permettre :

* la relance de la MIBA ;

* le développement des industries minières ;

* la transformation locale des ressources ;

* et la dynamisation de l’agriculture et de l’industrie.

« Le Grand Kasaï possède du cuivre, du cobalt, de l’or et plusieurs autres minerais. Avec l’électricité, cette région peut devenir un véritable pôle économique », a-t-il expliqué.

Appel aux élus du Grand Kasaï

Enfin, la notabilité a interpellé les députés et sénateurs du Grand Kasaï afin qu’ils jouent pleinement leur rôle de contrôle des projets publics.

Denis Kambayi regrette la lenteur dans l’exécution de plusieurs projets structurants liés aux infrastructures et au développement économique.

« Les élus doivent défendre les intérêts du peuple. Nous ne pouvons pas rester silencieux pendant que la population souffre », a-t-il conclu.

À ne pas rater

À la une