Il circule sur les réseaux sociaux une feuille de choux rédigée approximativement en français, incriminant le ministre d’Etat Guy Loando Mboyo dans le retard, mieux dans le freinage de travaux de construction de l’université à Mbandaka, conformément à la promesse faite par le Chef de l’État à la population du Grand Équateur il y a quelques années, de construire une université moderne.
Selon l’auteur de l’accusation, il y aurait un différend entre le DG de la société Hawa Limited et le minétat Guy Loando sur les modalités d’exécution de travaux de construction de cette université. Dans son amalgame, l’auteur fait croire que ce différend est parti d’une allégeance que fait le DG de Hawa au gouverneur Bobo de l’Equateur, laquelle allégeance dérangerait Me Guy Loando Mboyo.
Il pousse plus loin pour dire que le minétat en charge des relations avec le Parlement s’investirait pour chasser le gouverneur Bobo de sa chaise, insinuant deux raisons : la première étant politique du fait que Bobo aurait refusé d’adhérer au parti AREP de Guy Loando et que deuxièmement le gouverneur dérangerait ses intérêts financiers dans la province.
Face à ce conte de fées, les proches de Me Guy Loando font cette mise au point :
Lorsque le chef de l’Etat a fait sa promesse à la population du grand Equateur de lui construire une université moderne, l’Agence Congolaise des Grands Travaux (ACGT), maître d’ouvrage délégué et structure relevant du ministère des ITP, a vite sollicité le financement de ce projet à travers le Trésor public, via les fonds issus de la réévaluation du contrat chinois « SICOMINES ». Ces fonds qui servent actuellement à la construction de la rocade de Kinshasa.
À cet effet, un contrat a été signé en bonne et due forme entre l’ACGT et la société HAWA, de droit congolais, pour un coût global de 24 millions USD, à l’issue d’un appel d’offres remporté par cette dernière, conformément à la législation sur les marchés publics.
Cependant, au regard des réalisations antérieures, notamment la construction et la modernisation des universités UPN, UNIKIN et UOM, et dans un souci d’uniformisation et de cohérence architecturale, le chef de l’État a alors instruit son Cabinet afin que le projet de Mbandaka s’inscrive dans la même dynamique, voire qu’il soit plus ambitieux que le projet initial. Celui-ci a ainsi été réévalué à hauteur de 54 millions USD, intégrant davantage d’infrastructures académiques ainsi que la construction d’une route asphaltée de 5 km reliant le site universitaire au centre-ville de Mbandaka.
Dès lors, ce projet est désormais suivi, contrôlé et piloté par la Présidence de la République à travers le Conseiller en charge des infrastructures, David Mukeba (photo ci-dessous avec le gouverneur Bobo et les experts de l’ACGT).

Une lettre d’orientation a été adressée au ministre des ITP, John Banza, afin de lever toute confusion relative au financement du projet, à l’entreprise en charge de son exécution, au coût global, ainsi qu’au type d’université à ériger.
À ce jour, il n’existe plus aucun débat quant à la société chargée d’exécuter les travaux dans le cadre de la nouvelle orientation définie le président de la République, Chef de l’État lui-même. Les fonds initialement prévus, soit 24 millions USD, seront réaffectés à d’autres projets publics dans la province de l’Équateur.
Halte à la confusion et à l’intoxication
Il convient donc de mettre fin à toute confusion, intoxication ou désinformation autour de ce projet. Les travaux sont lancés par la société retenue, et il n’y a plus lieu à controverse. Alors, continuer à alimenter ce dossier après les instructions du chef de l’État relève de l’indiscipline et révèle clairement des intérêts personnels et pécuniaires liés à la version initiale du projet.
Comment peut-on lié un ministre d’Etat en charge des relations avec le Parlement à des travaux de construction de l’université qui ne sont pas dans ses prérogatives ? Est-il le ministre des ITP ? Pourquoi cette confusion traduisant l’ignorance notoire des attributions des ministères ?
Somme toute, croire indéfiniment être au-dessus des institutions de la République, penser que l’on restera éternellement en position de manipuler, corrompre, insulter ou mentir comme on respire est une illusion. Dieu et le monde observent.
Les fonds publics doivent être utilisés pour le bien-être de la population. Un homme politique reste dans la mémoire collective à travers les réformes courageuses qu’il initie pour le bien commun, et non à travers les anti-valeurs. Le Congo aujourd’hui a un modèle de leadership de qualité prôné par le chef de l’Etat qui a décidé d’agir pour son peuple de l’Equateur, qui peut s’y opposer ? Pas en tout cas Me Guy Loando. Alors pourquoi cette agitation soudaine ? Les masquent tomberont.



