Changement ou Révision de la Constitution : Constant Mutamba s’invite au débat pour prôner une réforme pour le peuple, pas pour les politiciens !

« Votre vigilance est légitime. Votre exigence est nécessaire. Mais ne cédez ni au découragement, ni à la manipulation. Engagez-vous, interrogez, proposez, construisez, car l’avenir de cette Nation ne se fera ni contre vous, ni sans vous ».

C’est par ces mots forts, adressés à la jeunesse congolaise, que commence la lettre manuscrite de Constant Mutamba, écrite depuis son lieu de privation de liberté et qui circule aujourd’hui dans les milieux politiques et universitaires, en pleine controverse sur le changement ou la révision de la Constitution en République démocratique du Congo.

Dans un contexte politique souvent marqué par les suspicions, les tensions et la méfiance entre acteurs politiques, cette lettre apparaît comme une prise de position à la fois juridique, politique et républicaine, venant relancer le débat sur l’avenir institutionnel du pays.

Une réforme oui, mais pour le peuple

Juriste de formation et figure de l’opposition républicaine, Constant Mutamba ne rejette pas l’idée d’une réforme constitutionnelle. Mais il pose une ligne rouge claire : la Constitution ne doit pas être modifiée pour des intérêts politiques, des ambitions personnelles ou des calculs de pouvoir.

Pour lui, toute révision ou tout changement de la Constitution doit concourir aux biens fondamentaux de la population, à la stabilité des institutions, au renforcement de l’État de droit et à l’avenir de la Nation. Autrement dit, la Constitution ne doit pas servir les politiciens, mais protéger le peuple, les institutions et la République.

Dans sa réflexion, il laisse entendre que la Constitution n’est pas un document politique ordinaire, mais un pacte entre l’État et le peuple, entre le présent et l’avenir.

La mise en garde contre une Constitution sur mesure

Dans sa lettre manuscrite, sans citer de noms, le leader politique met en garde contre ce qu’il considère comme des intentions cachées derrière certains discours sur la révision constitutionnelle. Selon lui, le danger serait de profiter de l’opportunité d’une réforme pour fabriquer une Constitution taillée sur mesure, adaptée à des intérêts particuliers plutôt qu’à l’intérêt général.

Fidèle à son style, mêlant technicité juridique et langage politique, celui que certains surnomment le crocodile de Lubao rappelle que la Constitution est le socle de la République, et non un outil stratégique de conquête ou de conservation du pouvoir.

Pour lui, toucher à la Constitution exige responsabilité, vision, consensus national et sens de l’histoire.

« La République ne se négocie pas »

Mais la phrase la plus marquante de sa lettre reste sans doute celle-ci : « La République ne se négocie pas. Elle se protège, elle se refonde et elle se transmet ».

À travers cette phrase, Constant Mutamba résume toute sa vision institutionnelle : la Constitution n’appartient ni à un homme, ni à un parti politique, ni à un régime, mais à la Nation et aux générations futures.

Dans un climat politique souvent dominé par les affrontements verbaux, les suspicions et les positions radicales, cette lettre manuscrite apparaît comme un appel à la maturité démocratique, à la responsabilité politique et à la vigilance citoyenne.

Car, comme le dit une sagesse africaine, « un pays ne se détruit pas seulement par la guerre, mais aussi par de mauvaises lois ».

Et dans le débat actuel sur la Constitution en République démocratique du Congo, le message de Constant Mutamba semble clair : oui à une réforme pour le peuple, non à une Constitution pour les politiciens.

À ne pas rater

À la une