Dialogue : Bien qu’emprisonné, Mondo Moussa prêche l’amour du pays

Condamné pour « homicide intentionnel » sur son épouse de nationalité malgache, malgré que la famille de celle-ci n’ait pas maintes fois soutenu l’infraction colée à son gendre, affirmant que sa fille est décédée d’une maladie naturelle, Mondo Moussa reste toujours positif dans sa posture de berger ou Imam bien qu’emprisonné.

Depuis son lieu d’incarcération, l’ancien vice-ministre des Hydrocarbures au sein du gouvernement Ilunkamba, a lancé un appel sincère à toutes les filles et à tous les fils de la République démocratique du Congo, les invitant à dépasser leurs divergences pour le bien de leur pays. Un appel lancé en perspective du dialogue national annoncé par le président de la République Félix Antoine Tshisekedi.

« Nous sommes tous humains, donc faillibles. Nous avons tous des erreurs, et nul n’est parfait. Sachons reconnaître nos manquements, mais surtout apprenons à les mettre de côté lorsque l’intérêt supérieur de la nation est en jeu. Car lorsque nous sommes divisés, l’ennemi en profite, exploite nos richesses et affaiblit notre souveraineté. Il est temps de dépasser nos divergences pour le bien de notre pays. L’histoire nous regarde, et les générations futures nous jugeront », exhorte-t-il.

Et d’ajouter : « Notre nation est riche de sa diversité, de ses cultures, de ses langues et de ses croyances. Cette diversité n’est pas une faiblesse, mais une force sacrée que nous devons protéger et transformer en levier de paix, de solidarité et de progrès. L’avenir du Congo ne se construira ni dans la division ni dans la haine, mais dans l’unité des cœurs et la cohésion des esprits ».

Pour l’ancien vice-ministre des Hydrocarbures emprisonné, « aujourd’hui plus que jamais, il est temps de dépasser les clivages, d’éteindre les conflits inutiles et de raviver la flamme du vivre-ensemble. Chaque Congolaise et chaque Congolais, où qu’il se trouve, porte une part de responsabilité dans la construction d’une nation forte, juste et fraternelle. Que nous soyons du Nord ou du Sud, de l’Est ou de l’Ouest, nous appartenons à une seule et même patrie. Unis dans la paix, guidés par la sagesse et animés par l’amour du Congo, nous pouvons bâtir un avenir digne pour les générations présentes et futures ».
Pour rappel, Mondo Moussa, pasteur musulman (Imam), a été condamné le 17 avril 2024 par le Tribunal de grande instance de Kinshasa/Gombe après le décès de son épouse à l’hôpital, a 20 ans de servitude pénale pour homicide intentionnel. Pour le tribunal, ce sont les coups qu’il avait administrés à son épouse, qui avaient occasionné la mort de celle-ci.

Mais le rapport médical brandi à la Cour d’appel où le condamné a du interjeter l’appel et le témoignage du père de la défunte les dédouanent totalement de cette infraction du ministère public (lire l’article de Scoop RDC : Emprisonnement de Moussa Mondo à Makala : A qui profite sa torture ?)

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