Le ministre des Postes et télécommunications, Me José Mpanda Kabangu, est le premier à déclarer à Mbuji-Mayi en décembre dernier et ce, après un vrai diagnostic politique de la situation sécuritaire précaire que traverse la RDC dans sa partie orientale et qui est un défi à relever pour tout chef de l’État qui aime son peuple, que « FATSHI aza na mandat te, aza na mission », entendez : le président Tshisekedi n’a pas de mandat, il a une mission à terminer face à l’insécurité dans l’est du pays. Allusion faite à une mission prophétique et divine.
Cette déclaration de l’autorité morale du parti politique Congo Espoir sous-entendait que les élections en 2028 sont inopportunes au regard de la précarité et volatilité de la sécurité surtout les deux Kivu, perturbée plus de 30 ans par le voisin Rwanda. Et visionnaire qu’il est, Me José Mpanda Kabangu s’est inspiré de la détermination du président de la République qui a estimé qu’avec lui, et cela à juste titre, qu’il fallait en finir une fois pour toute cette fois-ci avec cette insécurité perpétuelle longtemps et imposée au peuple congolais par le président rwandais Paul Kagame.
Par sa déclaration courageuse et moins flatteuse, Me José Mpanda Kabangu a été la cible des »nyonsotivores » à qui les réseaux sociaux ont facilement accordé la parole mais qui, dans le passé, ne pouvaient pas la prendre publiquement parce que vivant dans des ghettos. C’est l’imbécillité des réseaux sociaux, malheureusement…
Aujourd’hui, les esprits lucides commencent à emboîter les pas à Me José Mpanda Kabangu. C’est notamment les cas de l’éminent professeur Albert Kabasele, directeur général de l’ISPT, de Germain Kambinga, leader des centristes, mais aussi de Gecko Beya avec sa Jeunesse de l’Union sacrée de la nation (J-USN).
Si pour le professeur Albert Kabasele, « tant que Kagame est au Rwanda, nous devons garder Félix Tshisekedi ici. Donc, pas d’élections », Germain Kambinga pense lui que « la Guerre d’abord, les urnes ensuite ». Une façon de dire que pour organiser les élections, il faut préalablement en finir avec la guerre dans l’Est du pays.
Quant au jeune combattant Gecko Beya, leader de la J-USN, il a résolu de placer des panneaux dans certains coins de la capitale pour répercuter le message de Me José Mpanda donné depuis Mbujimayi. Certainement que d’autres encore vont emboîter les pas.


