Secrétariat général de l’OIF : Pourquoi intimider Isidore Kwandja ?

Après la publication des articles par la presse, y compris Scoop RDC, proposant Isidore Kwandja, l’homme-clé des 9ièmes Jeux de la francophonie, comme candidat pouvant valablement remplacer la Rwandaise Louise Mishikiwabo comme secrétaire général de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF), ce dernier alerte qu’il reçoit ces derniers jours plusieurs messages, certains d’intimidation, d’autres de dissuasion, de gens qui essayent de le décourager de présenter sa candidature à ce poste de secrétaire général de la francophonie.

« D’abord, je tiens à préciser que je ne me suis pas déclaré candidat, parce que les candidatures sont présentées par les États. Ensuite, advenant que la RDC estimait que j’étais la bonne personne, je ne m’y opposerai pas », écrit Isidore Kwandja sur X et LinkedIn en énumérant les trois critères exigés pour occuper ce poste de secrétaire général de la francophonie qui lui sont sans doute favorables. C’est notamment :

– posséder les plus hautes qualités de compétence, de qualification, d’expérience et d’intégrité ;

– avoir exercé les fonctions de chef d’Etat ou de gouvernement ou d’autres fonctions officielles importantes dans l’État ou gouvernement dont il ou elle est ressortissant le candidat, ou encore avoir occupé une fonction de responsabilité à la tête d’une organisation internationale ou régionale ;

– avoir fait la preuve de son engagement en faveur des valeurs et priorités énoncées dans la Charte de la Francophonie.

« En toute modestie, je pense pouvoir remplir les critères qui sont mentionnés et de plus, cocher toutes les cases des missions principales de l’Organisation internationale de la Francophonie », estime Isidore Kwandja.

Non sans raison, car il possède, en ce qui concerne les qualifications, des plus hautes qualifications et des expériences qui couvrent tous les domaines de la Francophonie.

« Je suis à la fois diplômé en économie du développement, en science politique et relations internationales, en administration publique, en éthique publique, en droit international des droits de l’homme, en gestion des organisations publiques. J’ai une vingtaine ans d’expériences au sein de l’administration publique fédérale du Canada où j’ai travaillé dans une dizaine de ministères comme analyste des politiques publiques. J’ai été Conseiller à la Direction Afrique centrale et occidentale du Ministère des Affaires Étrangères et Commerce International du Canada, en charge des dossiers de six pays d’Afrique centrale : Cameroun, Gabon, Guinée équatoriale, République centrafricaine, Sao Tomé-et-Principe et Tchad », expose Isidore Kwandja ses qualifications.

S’agissant des fonctions officielles exercées, le directeur du Comité national des Jeux de la francophonie soutient que bien qu’il ne soit pas un ancien président de la République, ni ancien chef du gouvernement ou encore ministre, il a du moins assumé des responsabilités importantes de l’organisation des Jeux de la francophonie dans un contexte très difficile, mais avec des résultats à l’appui.

« Mon prédécesseur à ce que poste, monsieur Didier Tshiyoyo, était un Haut représentant du chef de l’État, avec rang de Vice-premier Ministre. En Côte-d’Ivoire, mon collègue qui avait organisé les VIIIes Jeux de la francophonie, monsieur Robert Beugré Mambé, était nommé expressément ministre en charge de l’organisation des Jeux de la Francophonie. Après, il est devenu premier ministre de la Côte-d’Ivoire. Les responsabilités de Directeur national, pour l’organisation des Jeux de la Francophonie, sous l’autorité du chef de l’État et la supervision du Premier Ministre, étaient au même titre que ceux des ministres qui faisaient partie du Comité de pilotage des Jeux. De plus, le budget que nous avions géré à cet effet, dépassait celui de certains ministères. En effet, le fait de n’avoir pas été ministre, ne diminue en rien nos compétences, notre connaissance de l’OIF et nos capacités à assumer pleinement cette fonction. Nous avons un projet ‘’pour une Francophonie économique’’ », démontre Isidore Kwandja son profil valable pour ce poste.

Quant au critère de faire preuve d’engagement en faveur des valeurs et priorités énoncées dans la charte de la francophonie, il déclare avoir une envergure internationale pour avoir organisé une des meilleures éditions de l’histoire des Jeux de la Francophonie, dans un temps record, sous le leadership du président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.

« L’organisation des Jeux de la Francophonie à Kinshasa, a fait rayonner la RDC et toute la Francophonie à travers le monde et consolidé son influence sportive et culturelle. Les IXes Jeux de la Francophonie ont obtenu quatre Prix internationaux de meilleur événement culturel de l’année 2023. Après la bonne organisation des Jeux de la Francophonie, le pays a pu organiser pour la toute première fois le Championnat africain de handball senior, le Championnat africain de boxe junior, le Championnat international de la Francophonie des jeunes en Judo. Cette année, le pays va organiser le Championnat de volleyball et le Championnat de lutte. Et, la RDC rêve d’organiser le Championnat africain de football », explique Isidore Kwandja qui dit merci au président Tshisekedi de lui avoir fait honneur en le nommant comme directeur national des IXes Jeux de la Francophonie, mais également merci au gouvernement de la République pour l’avoir désigné comme son Représentant au Conseil d’orientation du Comité international des Jeux de la Francophonie pour les quatre prochaines années.

« Si aujourd’hui on décide de me présenter comme candidat de la RDC au poste de secrétaire général de la Francophonie, je serai très honoré de continuer à servir le pays et la Francophonie que j’ai déjà servi autrefois lorsque j’ai été mandaté en 2017 par la Très Honorable Michaëlle Jean, secrétaire générale de la Francophonie, pour le suivi du processus électoral en RDC, dans le cadre de l’accompagnement de l’OIF pour des élections présidentielles transparentes et apaisées qui ont abouties à une passation pacifique de pouvoir », conclut Isidore Kwandja.

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