PDL-145T : Près de 450 millions USD non encore justifiés !

Pendant que l’on achemine vers la fin de l’échéancier du 31 décembre 2025 fixé au gouvernement Suminwa par le président de la République pour que tous les ouvrages de la première phase soient totalement livrés, des révélations troublantes parviennent toujours à Scoop RDC.

En effet, après celle du député national Hyppolite Ndjadi sur le retard qu’a connu le Programme de développement local à la base dans les 145 territoires (PDL-145T), dans son Lubefu natal (lire l’article de Scoop RDC : Echec de PDL 145T à Lubefu : Sabotage de l’initiative du président de la République, accuse le député Hyppolite Ndjadi), c’est un expert qui a suivi minutieusement l’évolution et la réalisation de ce programme, qui fait la sienne.

Sous l’anonymat dû à sa position stratégique, il a, après avoir lu l’article sur les inquiétudes du député de Lubefu, révélé au média en ligne que jusque-là la livraison définitive des ouvrages est de 50,7%. Il confirme que près de de 450 millions USD sur les fonds sortis du trésor public pour ce projet, sont non encore justifiés.    

Il exige que le ministre d’Etat, ministre du Plan ainsi que les agences d’exécution (BCECO, CFEF et PUNUD) publient la liste des sociétés qui ont reçu les fonds PDL-145T et qui n’ont jamais livrés les ouvrages après 4 ans ainsi que les noms de leurs vrais propriétaires.

Il regrette que la bonne volonté du président de la République de bien faire pour le bien-être de la population, soit toujours trahie par ses collaborateurs qui détournent toujours les fonds mis à leur disposition. S’il exige la liste, c’est parce que, soutient-il, la plupart des sociétés à qui les marchés des constructions des écoles et bâtiments administratifs ont été accordés, sont celles qui ont été créées par des politiciens ou sous influence de ces derniers dans la logique de rétrocommissions.

Cette pratique est similaire à celle qui a ruiné à l’époque de Joseph Kabila le Fonds de promotion de l’industrie (FPI). Toujours des politiciens y avaient sollicité des fonds pour la réalisation des projets avec des sociétés bidons. Et le FPI court toujours derrière les insolvables. Quant au PDL-145T, la conséquence est que la deuxième phase risque de n’avoir pas lieu. Pourtant, elle était cruciale en ce sens qu’elle devait se concentrer principalement sur la réhabilitation des routes de desserte agricole pour désenclaver les zones rurales, permettre l’évacuation des produits agricoles et stimuler les économies locales, en s’appuyant sur des agences d’exécution et des petites et moyennes entreprises (PME) pour les travaux d’infrastructures. Malheureusement, cette bonne vision du président de la République dans PDL-145T est mal accompagnée.

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