Connaître les priorités du gouvernement congolais dans le secteur des télécommunications, c’est l’objectif de la visite rendue au ministre des Postes et télécommunications (PT), Me José Mpanda Kabangu, ce lundi 11 novembre 2025, par une délégation de haut niveau de la British International Investment (B.I.I). C’est une institution de financement du développement du gouvernement britannique sous tutelle du ministère des Affaires étrangères, du Commonwealth et du Développement qui en est l’unique actionnaire.
« Nous avons un budget de 8 milliards USD et nous investissons un milliard chaque année dans des projets. Nous sommes venus connaître les priorités dans le domaine qui est le vôtre », a dit directement Christopher Chijiutomi, directeur général et chef de la région Afrique de B.I.I, au ministre José Mpanda.
Aussi direct, le ministre congolais des PT a fait savoir à son hôte et sa délégation que son secteur rencontre beaucoup de difficultés qu’il tient à transformer, pendant son mandat en opportunités.
« Notre pays est vaste mais il n’est pas bien connecté. Il y a une fracture numérique. Or, nous avons 145 territoires non connectés qui appellent à des investissements et nos portes sont ouvertes aux investisseurs privés », a expliqué Me José Mpanda au directeur général et chef de la région Afrique de B.I.I en lui présentant le tableau de la couverture de la RDC en internet (-35%) et en téléphonie mobile (-40%).

Offre de deux opportunités majeures à B.I.I
La première possibilité d’investissement que Me José Mpanda a présentée à l’institution de financement du développement du gouvernement britannique, c’est la fibre optique.
En effet, pour une bonne connectivité d’internet et de téléphonie mobile, la RDC a besoin d’au moins 50.000Kms. Or à ce jour, elle n’en dispose malheureuse que moins de 4.000Kms. « Le marché est grand et le besoin est grand », a fait savoir le ministre des PT à ses hôtes en leur démontrant les allègements fiscaux décidés par le gouvernement en faveur des investisseurs intéressés à l’implémentation de la fibre optique. C’est par exemple la suppression du paiement de 3.000 USD par Kilomètre de fibre installée qui revenait au fisc remplacé par 5 USD symboliques par kilomètre.
La deuxième possibilité d’investissement que le ministre des Postes et Télécommunications a présentée à ses visiteurs, c’est dans les tours (antennes). La RDC qui a besoin d’au moins 30.000 tours pour une bonne couverture surtout les milieux périurbains et ruraux, n’en compte que près de 5.150 antennes sur l’ensemble du territoire. Ce qui empêche les opérateurs des télécoms de se déployer et étendre leurs réseaux.
Une autre opportunité d’investissement dans son secteur mais qui ne concerne pas les télécoms mais plutôt la poste, c’est la création de la banque postale qu’envisage le gouvernement. Pour cela ce dernier est dans l’approche d’un partenariat public-privé (PPP) avec la Société commerciale des Postes et télécommunications (SCPT, ex-OCPT).
« Nous garantissons la sécurité et l’accompagnement aux investisseurs », a rassuré Me José Mpanda à ses interlocuteurs qui ont avoué avoir eu des informations super utiles qu’ils ramènent à Londres.


