Coopération sino-congolaise : La SICOMINES poursuit ses actions dans l’implantation des infrastructures routières de grande envergure

Par S.M.

Symbole incontesté de la coopération sino-congolaise, la société de droit congolais dénommée SICOMINES SA reste au coeur des activités relatives à l’implantation des infrastructures de base, surtout routières, en République démocratique du Congo. La confirmation en a été faite au cours de la première quinzaine du mois de septembre 2025 dans la partie centrale et la partie occidentale du pays.

KALAMA-MBUJI : ROUTE EMBLÉMATIQUE

Dans la partie centrale couvrant essentiellement le Grand Kasaï, l’événement principal est le décapage des emprises sur la route Kananga-Kalamba Mbuji opéré avec une avance de 15 jours, souligne une dépêche de la SISC publiée le 9 septembre dernier.

Il en ressort que « grâce au financement de SICOMINES, d’importantes ressources humaines et mécaniques » ont été disponibilisées pour l’asphaltage d’une route d’une longueur de 230 km et dont la deuxième centrale à béton du projet exécuté par la SISC a été mis en service avec succès lors de son essai inaugural. Il s’agit de la route emblématique Kalama-Mbuji.

Emblématique, elle l’est en ce qu’elle ouvre le Kasaï Centrale et les provinces voisines au Nord de l’Angola. Ayant en partage une frontière commune de 2.500 km, la RDC et l’Angola n’ont malheureusement pas assez de points de connexion de part et d’autre pour de grands échanges commerciaux. Pourtant, le potentiel agricole, minier et même énergétique y est immense.

Ainsi, grâce au financement assuré par la SICOMINES S.A., Kalama-Mbuji va devoir assumer sa vocation de grand point de connexion.

Dans le même espace géographique, il y a également la RN42 longue, elle, de 128 km. Les travaux de sa construction sont financés par la SICOMINES.

« Ce projet, qui s’exécute à la satisfaction de la population, à l’intersection des routes RN1 et RN42, s’étend du Lac Mukamba jusqu’à Lusambo, dans la province du Sankuru, va améliorer les conditions de circulation de la population et de leurs biens tout en améliorant l’économie du pays et créer une croissance durable et inclusive », signale SISC qui se réjouit, du reste, d’avoir reçu des autorités provinciales du Haut Lomami une lettre de remerciement pour la qualité des « opérations d’intervention d’urgence menées par l’entreprise suite à l’effondrement imprévu du pont sur la rivière Lovoyi, situé sur la section Mbuji Mayi–Nguba de la route nationale N1 ».

A cet effet,  renchérit la dépêche, « le gouvernement a particulièrement souligné l’engagement sociétal de l’entreprise et sa contribution exceptionnelle à la mobilité citoyenne et au maintien des services essentiels ».

Il y a là un geste fort de la part de l’autorité établie. Ainsi, est mise en exergue la détermination de la SICOMINES et de ses partenaires pour la concrétisation des engagements pris.

FLUIDIFIER LA CIRCULATION

C’est dans ce cadre qu’il faut situer la rencontre entre le nouveau ministre congolais des Infrastructures et Travaux Publics, John Banza Lunda, avec l’ambassadeur de la Chine en RDC, Zhao Bin, le jeudi 5 septembre dernier.

Le diplomate chinois – qui venait de visiter quelques jours plus tôt les rocades de Kinshasa – a saisi l’occasion pour réitérer l’engagement de la SICOMINES « à contribuer au renforcement de la coopération sino-congolaise dans le secteur Infrastructures inclus dans le programme sino-congolais », relève la dépêche de SISC.

« Cette audience met en lumière la résilience du partenariat sino-congolais et la volonté de consolider une coordination étroite afin de garantir la réussite des projets d’infrastructures », précise-t-elle.

Très attachée au maintien d’excellentes relations avec les autorités du pays, la SICOMINES S.A. n’entend pas déroger à la règle établie : rester en bons termes avec les partenaires congolais, tant que faire se peut.

Au sujet des Rocades de Kinshasa, l’événement pour la première quinzaine de ce mois de septembre est l’achèvement, avec succès, du « coulage de son premier dalot-cadre ». Il s’agit, pour les experts, d’une avancée cruciale qui établit, dans leur langage, « un référentiel normatif et technique pour la construction des dalots-cadres subséquents ».

Ceci pour la partie Ouest du pays comprenant, outre Kinshasa, la province du Kongo Central où le chantier le plus important pour l’heure concerne la route Manterne-Tshela-Singini. Il y est question de l’assistance offerte spontanément par le Programme sino-congolais aux riverains de « transporter des matériaux de construction, édifiant concrètement un nouveau pont d’amitié entre la Chine et le Congo ». En clair, se sachant concernée en priorité, la population locale a résolu de participer activement à la construction de l’ouvrage.

La réalité économique, société et culturelle à comprendre est que située sur la Nationale 1 dans le tronçon Banana-Kinshasa, la route de Manterne-Tshela-Singini au Kongo Central et les Rocades de Kinshasa ont la même vocation que toutes les projets routiers structurants sélectionnés par le Gouvernement congolais et soumis à la SICOMINES S.A. pour financement, à savoir fluidifier la circulation des personnes et des biens dans l’objectif clairement défini de la connexion interprovinciale. C’est ce qui est convenu dans l’Avenant n°5 du Programme sino-congolais.

Depuis son implantation sur le sol congolais, la SCM – contraction de SICOMINES – exécute méticuleusement les tâches qui lui reviennent conformément aux dispositions convenues. Ce qui importe à ses yeux, c’est de voir les deux parties gagner. La première quinzaine de septembre 2025 en est le témoignage éloquent. 

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