Kisangani : Les poids lourds bannis du centre-ville dès le 13 juillet pour protéger les infrastructures et fluidifier la circulation

Par Héritier Kazadi.

À compter du 13 juillet 2026, les véhicules poids lourds, notamment les remorques, ne seront plus autorisés à stationner dans le centre-ville de Kisangani, chef-lieu de la province de la Tshopo. La mesure a été annoncée par la Direction générale des Ports secs de la Tshopo dans le cadre d’une nouvelle politique visant à améliorer la mobilité urbaine et à préserver les infrastructures routières.

Selon cette décision, toutes les remorques devront désormais être orientées vers le PK13, un site désigné comme aire officielle de stationnement. Les propriétaires et exploitants des véhicules concernés disposent d’un délai de six jours pour se conformer à cette nouvelle réglementation avant son entrée en vigueur.

Les autorités précisent également que les camions-citernes seront soumis à des restrictions supplémentaires. Leur circulation nocturne dans le centre-ville sera interdite afin de limiter les risques d’accidents, de réduire les embouteillages et de renforcer la sécurité des usagers de la route.

Cette réforme intervient dans un contexte où Kisangani connaît une intensification des activités commerciales et du trafic des véhicules de grand tonnage. Depuis plusieurs années, le stationnement anarchique des remorques sur les principales artères de la ville est régulièrement dénoncé par les habitants, les opérateurs économiques et les services techniques, qui y voient une source d’embouteillages, de dégradation accélérée des routes et d’insécurité routière.

En concentrant désormais les poids lourds au PK13, les autorités provinciales entendent mieux organiser les flux logistiques tout en préservant les voiries urbaines, dont la réhabilitation mobilise d’importants investissements publics.

Cette décision constitue une étape importante dans la gestion du transport urbain à Kisangani. Si elle est effectivement appliquée, elle pourrait contribuer à améliorer la fluidité de la circulation, réduire les coûts d’entretien des routes et renforcer la sécurité des automobilistes comme des piétons.

Toutefois, le succès de cette mesure dépendra de plusieurs facteurs : la capacité d’accueil du site de PK13, la mise en place d’un dispositif efficace de contrôle, la sensibilisation des transporteurs ainsi que l’application impartiale des sanctions contre les contrevenants.

Les spécialistes des transports estiment qu’une réglementation de ce type doit également s’accompagner d’infrastructures adaptées, notamment des aires de repos sécurisées, des services de surveillance et une meilleure organisation des opérations de chargement et de déchargement afin d’éviter le déplacement du problème vers d’autres quartiers.

Si ces conditions sont réunies, cette réforme pourrait servir de modèle à d’autres grandes villes de la République démocratique du Congo confrontées aux mêmes défis de mobilité urbaine, de sécurité routière et de préservation des infrastructures publiques.

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