Le vendredi 24 avril prochain, L’Alliance pour le changement (A.Ch.), parti de Jean‑Marc Kabund célèbre un double anniversaire : l’an 1 de son enregistrement officiel par le ministère de l’Intérieur et le quatrième anniversaire de sa création.
Née après la rupture avec Félix Tshisekedi et créée par celui-là même qui était d’abord secrétaire général, puis président a.i de l’UDPS, parti présidentiel, l’A.Ch s’est rapidement positionnée comme une force d’opposition revendiquée, se définissant dans une veine social‑démocrate et appelant à un « changement de gouvernance ».
La récente obtention de l’arrêté ministériel, et sa mise en scène publique, matérialisent pour l’ancien premier vice-président de l’Assemblée nationale Jean-Marc Kabund et ses proches la bascule d’une existence officieuse vers une reconnaissance institutionnelle, une étape transformée en Momentum politique.
Opposé à la gouvernance actuelle du pays, Kabund ne la ferme pas ces derniers temps, il multiplie les sorties et n’hésite pas à défier le pouvoir jusque dans la rue.
Sur le fond, l’ancien premier vice-président de l’Assemblée nationale martèle un discours axé sur la justice sociale et la sécurité.
Héritier proclamé d’Étienne Tshisekedi, il se pose en garant de valeurs républicaines et promet d’engager d’importantes réformes sans toucher, dit‑il toujours, à l’intégrité de la Constitution.
Il réclame la tenue d’un « dialogue inclusif » pour résoudre les crises persistantes du pays. L’objectif pour Kabund est d’être capable de peser durablement dans l’arène nationale. À Kinshasa, comme dans les provinces, l’Alliance pour le changement entend être comptée.
Sa trajectoire personnelle (incarcération, retour sur le devant de la scène, et désormais leader d’un bloc structuré) nourrit son récit politique : celui d’un opposant déterminé à incarner la rupture avec des pratiques qu’il juge responsables de l’échec social et sécuritaire du pays, notamment dans l’Est.
En juin 2025, Kabund a franchi une nouvelle étape en officialisant la Coalition de la gauche congolaise, se présentant comme une alternative claire à la politique du président Tshisekedi. Le mouvement affiche aujourd’hui une ossature composée d’une dizaine de partis et d’environ quarante ONG et associations de la société civile, revendiquant ainsi un ancrage populaire et institutionnel plus large que le seul parti fondateur.


