Crise à l’Est de la RDC : L’Afrique parle d’une seule voix

La crise sécuritaire dans l’est de la République démocratique du Congo s’est imposée au cœur d’une séquence diplomatique majeure à Luanda. Réunis lundi 9 février dans la capitale angolaise, plusieurs dirigeants africains ont affiché une position commune : retrait des troupes rwandaises du territoire congolais et neutralisation des FDLR.

La rencontre a réuni João Lourenço, président de l’Angola et président en exercice de l’Union africaine, le médiateur de l’UA Faure Essozimna Gnassingbé, le président congolais Félix Tshisekedi ainsi qu’Olusegun Obasanjo, représentant de la branche politique du panel des facilitateurs du processus de paix en RDC.

Dans son communiqué final, la présidence angolaise indique que les participants ont évalué l’application de la résolution 2773 du Conseil de sécurité de l’ONU et insisté sur le respect strict des engagements issus de l’Accord de Washington, cadre diplomatique destiné à apaiser les tensions entre Kinshasa et Kigali.

Le texte rappelle explicitement les décisions relatives au retrait des forces rwandaises du sol congolais et à la neutralisation des FDLR, groupe armé rwandais actif dans l’est du pays. Ce double impératif est présenté comme une condition essentielle à la stabilisation durable de la région des Grands Lacs.

Cette initiative diplomatique intervient à quelques jours du 39ᵉ Sommet des chefs d’État de l’Union africaine, prévu du 14 au 15 février à Addis-Abeba. Elle s’inscrit dans la continuité de la tournée régionale du médiateur togolais Faure Gnassingbé visant à relancer le processus de paix.

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